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Le grand retour de migration des oiseaux

Ils reviennent ! Les oiseaux migrateurs qui ont passé l’automne et l’hiver au sud reviennent pour élever les poussins et profiter des longs et agréables jours de la saison estivale.

Rappel

Pour rappel, les oiseaux migrateurs ont une horloge interne qui leur dicte ces allers-retours. C’est une hormone, la mélatonine, qui vient déclencher les départs. Hormis les variables des conditions climatiques, la diminution de la longueur des jours et la raréfaction de la nourriture, le cycle se répète de manière plus ou moins similaire chaque année.

Concrètement, à partir de la fin du mois de février les migrateurs commencent à revenir sur leur territoire. Cette migration est plus rapide que celle d’automne et au printemps la plupart des migrateurs reviennent. À l’exception de quelques espèces qui n’arrivent que fin avril, début mai.

Principales espèces concernées

Plusieurs espèces rentrent de migration, en voici quelques-unes :

Le Milan noir, ou la « version brune » du Milan royal. Il est l’un des premiers à revenir de migration, en l’espace de quelques jours, vous pourrez voir des dizaines d’entre eux arpenter les airs en quête d’une aire où s’établir. Les Milans noirs qui arrivent en nombre ont tendance à repousser leurs cousins royaux dans les terres et les monts en période estivale. Pour le reconnaître, fiez-vous à sa silhouette très sombre et sa queue légèrement échancrée.  Il est généralement de retour de mars à mai pour déjà repartir début juillet.

Milan noir en vol

L’Aigle botté, rapace rare et discret en France. Cet aigle a la caractéristique d’arborer des plumages différents d’un individu à l’autre. Ainsi certains seront dits en « phase claire » et seront majoritairement blancs, tandis que d’autres seront en « phase sombre » et porteront un plumage brun foncé. Dans les deux cas, leur critère d’identification principal viendra de leurs rémiges primaires (grandes plumes des ailes) qui sont toujours d’un noir marqué. Il va de soi que ces aigles en « phase claire » seront aisément reconnaissables avec un contraste de blanc (corps) et de noir (rémiges primaires). L’Aigle botté est généralement de retour à la mi-mars pour repartir en septembre.

Aigle botté

Les Hirondelles rustiques et les Hirondelles de fenêtres que tout le monde affectionne et qui reviennent en avril pour repartir fin septembre. Aisément reconnaissable avec leurs queues très échancrées, les Hirondelles rustique sont bien souvent annonciatrices du printemps. Leurs cousines des fenêtres elles, seront identifiables à leur croupion blanc qui contraste bien avec leur dos noir bleuté. Ces individus se font malheureusement rares de nos jours, l’utilisation intensive de pesticides et la diminution des populations d’insectes en étant bien sûr la cause principale…

Hirondelle rustique préparant son nid

La Cigogne noire, plus rare que ses consœurs les blanches, part, elle, entre les mois d’août et de septembre pour revenir en mars. Facilement reconnaissable avec son bec et ces pattes rouges, on l’identifiera en vol avec son cou noir qui contraste avec son ventre blanc. Contrairement à sa cousine blanche, la Cigogne noire niche en milieu boisé. Vous ne la verrez donc pas au nid sur un pylône ou un arbre isolé.

Cigogne noir au nid

La Bondrée apivore, ce rapace qui doit son nom à son alimentation principalement composée de guêpes et de leurs larves. Elle reste peu de temps dans nos contrées, de mai à septembre. Pas toujours aisé de la reconnaître entre les différents rapaces qui parcourent les airs. Sa petite tête et ses larges ailes striées pourront surement vous mettre la puce à l’oreille.

Bondrée apivore

Le Faucon hobereau, chasseur hors pair arrive lui en mars et nous quitte à la fin du mois d’août. Faucon de taille moyenne, il reste facile à identifier grâce à une calotte noire et une culotte rousse.

Faucon hobereau

La Huppe fasciée reconnaissable au premier coup d’œil avec sa grande huppe et ses ailes striées de blanc et de noir arrive elle aussi en mars mais étale son départ de juillet à octobre.

Huppe fasciée en quête de nourriture

Enfin, le fameux Percnoptère d’Egypte connut pour être un énigmatique petit vautour blanc et jaune nous revient de mi-mars à début septembre. Si vous le voyez, vous ne pourrez que l’identifier. Un corps entièrement blanc mise à part des rémiges primaires (grandes plumes des ailes) noires qui lui donne un plumage plein de contraste. Et si cela ne suffit pas, regardez sa queue, elle est cunéiforme, cela signifie qu’elle a une forme de losange.

Vautours percnoptères 

Ainsi, quand vous verrez prochainement l’une de ces espèces, dites-vous que leurs vacances d’hiver ont surement été chaudes et ensoleillées, ou du moins plus que les nôtres . ;)

Une chouette période !

Comme chaque année, le mois de février correspond à la période des naissances chez nos amis les Chouettes hulottes ! Eh oui, cela vous semble peut-être un peu tôt, mais vous pouvez d’ores et déjà être confronté à une jeune chouette en détresse. Comment savoir si ce jeune rapace a besoin d’aide ? Comment être sûr qu’intervenir est la meilleure chose à faire ? Qu’en faire ? Nous allons essayer de répondre ici à ces quelques questions. ;)

En ce début février, nous avons déjà accueilli le premier bébé Chouette hulotte de l’année 2021 sur notre centre de sauvegarde. Ce dernier étant sans doute le premier d’une longue série. Viendra ensuite le tour des jeunes Effraies des clochers, nos petites « dames blanches » nous arrivent le plus souvent entre mars-avril.

En Europe, les 2 chouettes les plus communes sont donc la Chouette hulotte et l’Effraie des clochers. C’est donc bien de ces 2 espèces que nous allons vous parler :

  • La Chouette hulotte (Strix aluco)

C’est sans doute la plus commune de toutes. Celle-ci est assez trapue et de taille moyenne. On distingue 2 types de plumages différents chez cette espèce. On peut ainsi observer des individus avec un plumage à dominance grise, tandis que d’autres auront une couleur principalement rousse. Les plumages gris se retrouvent plus facilement dans les régions nordiques où les peuplements d’arbres sont plutôt composé de résineux, alors que les plumages roux seront plus facilement observables dans nos latitudes où les feuilles dominent. Cette différence de plumage leur permet donc un meilleur camouflage lorsqu’elles sont perchées le long d’un tronc d’arbre. Il faut dire que le milieu de prédilection de cette chouette reste le milieu forestier et arboré. Pour savoir si vous avez un individu près de chez vous, il suffit de tendre l’oreille. Ce nocturne est sédentaire et a un hululement à la sonorité assez triste et est facilement identifiable. Si vous observez bien, il est même possible de la voir en plein jour, près de sa cavité, ou sur une branche par exemple.

Chaque année, la femelle pond au maximum 4 œufs dans la cavité d’un arbre le plus souvent. Le mâle va nourrir la femelle sur toute la durée de la couvée ainsi qu’après l’éclosion. À l’heure actuelle, nous entrons dans la période où les jeunes commencent à sortir du nid ( entre 5 et 6 semaines). Il est tout à fait possible de les voir sur une branche près du nid ou encore au sol, jamais très loin de chez eux. Mais pas de panique, ceux-ci ne sont pas en détresses. C’est l’une des particularités de cette espèce. A cet âge, pendant que les parents chassent, le jeune continue de réclamer bruyamment sa nourriture et est bien entendu nourri par les adultes qui ne sont pas loin. Le petit ne deviendra indépendant qu’environ 2 mois après avoir quitté le nid.

Vous l’aurez compris, à l’heure actuelle, durant vos balades en forêt, il est tout à fait possible de voir un poussin hulotte au sol. Ce dernier n’est pas nécessairement en danger mais simplement en période d’émancipation. Si cela vous arrive, que celui-ci va bien et qu’il n’y a pas de danger apparent, le mieux reste de le mettre sur une des branches de l’arbre le plus proche, il sera alors à l’abri des prédateurs et ses parents pourront toujours le retrouver.

  • La Chouette effraie, Effraie des clochers ou Dame blanche (Tyto alba)

Elle est facilement reconnaissable avec son plumage blanc laiteux. Dans les pays de l’hémisphère Sud, il est possible de croiser des effraies avec un plumage plus foncé que la moyenne. Dans tous les cas, cette chouette va fréquenter les milieux ouverts comme les prairies, marais, les landes ou encore les milieux agricoles. Pour la période de nidification, son choix se porte sur d’anciennes bâtisses, combles de châteaux, greniers, hangars… ce qui lui vaut le nom d’Effraie des clochers.

Chaque année la femelle pond entre 4 et 7 œufs. Ce nombre de petits élevé entraine un comportement différent de sa cousine hulotte. En effet, si l’un des petits sorts ou tombe du nid par inadvertance, il sera abandonné par les parents et celui-ci sera malheureusement condamné. C’est pour cette raison que nous comptons sur votre vigilance lors de vos futures balades. En effet, si vous tombez sur une petite chouette au plumage duveteux de couleur blanche et avec un visage en forme de cœur, il sera nécessaire d’intervenir !

Dans ces cas-là, il faudra attraper l’animal et le conditionner comme il se doit avant de contacter un centre de soins comme le nôtre.

Sachez que la période où les petites effraies commencent à sortir du nid à lieux juste après celle des Chouettes hulottes environ à la mi-mars. Alors restez attentif lors de vos balades en foret ou à proximité de vieux bâtiments, vous pourriez bien avoir à sauver une vie. 

Grippe aviaire : les oiseaux sauvages en danger ?

Cette année 2020 n’est pas encore terminée et nous réserve encore son lot de difficulté. Ainsi, avec la découverte récente de plusieurs foyers de grippe aviaire dans le sud-ouest des Landes, tout transport d’oiseaux (sauvages ou non) en provenance de cette zone nous est strictement interdit.

Une décision sanitaire que nous comprenons mais que nous avons du mal à accepter. En effet, la grippe aviaire, comme bon nombre d’autres maladies impactant la faune sauvage représentent un risque auquel les centres de sauvegarde sont confrontés tout au long de l’année.

Bien que la vigilance soit accentuée avec ces cas confirmés, il nous est difficile d’estimer réellement les risques liés à la faune sauvage.

Nous sommes dans une saison où les oiseaux marins peuvent aisément être découverts en détresse sur le littoral. Une saison où les collisions routières sont fréquentes chez les rapaces diurnes et nocturnes. A priori, ces individus ne souffrent pas en premier lieu d’un quelconque virus. Et pourtant si vous nous signalez des cas similaires dans le sud-ouest des Landes actuellement, nous serons dans l’incapacité d’intervenir.

Nous avons essayé de vous proposer une carte actualisée.

En résumé, et en accord avec les directives sanitaires, tout oiseau découvert dans cette zone de protection et de surveillance ne pourra être pris en charge par un centre de sauvegarde. De plus, et toujours dans le respect de la réglementation, ces individus ne pourront pas être conservés chez les particuliers car la détention d’animaux sauvage est interdite et surtout le risque sanitaire est bien réel.

En conclusion, tout oiseaux sauvages découvert en détresse dans cette zone ne pourra que rester sur son lieu de découverte… en attendant une mort certaine. Les cadavres sont à signaler soit à notre association, soit à l’Office Français de la Biodiversité des Landes (OFB 40) pour d’éventuelles analyses.

Bien entendu nous essayons de trouver une solution adaptée à la situation en ne sous-estimons pas le risque épidémique. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la situation.

L’hiver chez les oiseaux marins

Alors que les deux tiers de la surface terrestre sont couverts d’eau, les oiseaux marins ne représentent que 3% des espèces d’oiseaux du monde !

Les oiseaux marins sont très visibles tant sur le littoral qu’au large. Pourtant, la plupart des gens ne les perçoivent pas comme des créatures marines, comme les baleines ou les phoques, car beaucoup d’entre eux  reviennent à terre pour se reproduire ou pour se poser sur des rochers et des îles. Néanmoins, beaucoup d’entre eux tirent leur alimentation de la mer, et forment de ce fait une partie importante de la chaîne alimentaire marine : en ce sens, la mer constitue leur milieu de vie, tout autant que celui des crabes et des coraux.

A Hegalaldia, nous soignons les oiseaux marins retrouvés en détresse sur la côte. L’hiver est la période où nous en recueillons le plus. Nous souhaitons par cet article vous présenter les espèces que l’on accueille le plus et aussi les problématiques rencontrées par celles ci.

Les espèces majoritairement accueillies à Hegalaldia

  • Fou de Bassan

Oiseau du milieu océanique, son nom lui vient de l’île de Bass en Ecosse où une très grande colonie s’est formée.

Le Fou de Bassan repère les bancs de poissons en vol et plonge en piqué pouvant atteindre 30 mètres. En adoptant une posture aérodynamique typique (à l’image d’un concorde), il peut rentrer dans l’eau à 100km/h sans se blesser grâce entre autres à ses narines à l’intérieur du bec !  Il plonge ainsi à 6-7 mètres de profondeur, provoquant une onde de choc qui assomme les poissons. Il englouti sa proie sous l’eau, ce qui fait que les premiers observateurs, pêcheurs écossais, le trouvaient complètement fou d’effectuer ces plongeons spectaculaires et de remonter bredouille !

Les couples sont unis à vie, se formant vers 5-6 ans, lorsque l’oiseau atteint sa maturité. La femelle pond un seul œuf à la fois et le petit, une fois sorti de son œuf, va garder les yeux fermés pendant trois jours et sera nourri également de nuit ! Au bout de 11 semaines de gavage, le petit pèse 1kg de plus que l’oiseau adulte ! Il est donc trop lourd pour voler et nagera pendant près d’un mois avant de pouvoir chasser en vol.

Le Fou de Bassan pêche des harengs, des maquereaux, des sardines, et ce même la nuit.

  • Guillemots de Troïl

Hivernant notamment en Manche et dans le golfe de Gascogne, les Guillemots de Troïl forment des troupes importantes qui sillonnent la haute mer en quête de nourriture, presque exclusivement des poissons.

L’unique œuf de l’unique ponte est déposé à même la roche. Le petit sera accompagnés par ses deux parents durant les trois premières semaines de sa vie. Mais le départ du nid pour l’oisillon est assez impressionnant. En effet, celui ci va sauter d’une falaise de plusieurs dizaines de mètres pour atterrir dans l’eau alors qu’il ne fait que le quart de sa taille d’adulte et qu’il ne sait même pas voler. Mais le père, qui d’ailleurs reste à côté de lui lorsqu’il fait le grand saut, va continuer de s’occuper de lui.

Mais un avantage à ce saut très risqué existe. Les chercheurs ont découvert qu’un petit qui vit dans l’eau grandit deux fois plus vite qu’un oisillon qui serait resté dans le nid. Et la raison de cette différence est toute simple : une fois son petit dans l’eau, le père qui fournit la majorité des soins parentaux, n’a pas besoin de faire la navette entre la mer et le nid pour nourrir son petit. Ce temps gagné lui permet de sustenter bien plus souvent l’oisillon. La mère, de retour dans la colonie, va s’accoupler avec d’autres mâles afin de se trouver un nouveau partenaire dans le cas où l’autre ne reviendrait pas. Pendant ce temps, le père passe en moyenne six heures par jour sous l’eau pour nourrir son petit. Il va tenir ce rythme pendant 56 jours chez les Guillemots de Troïl. Par la suite, l’oisillon devient plus indépendant ce qui permet au père de diminuer ses aventures sous-marines et de souffler un peu. Dur d’être père chez les guillemots !

  • Pingouin Torda

Le Petit pingouin ressemble partiellement aux guillemots. Ses ailes courtes et arrondies lui permettent de voler mais aussi de se déplacer vite dans l’eau. Mais, savez vous quelle est la différence entre le pingouin et le manchot ? Eh bien, le manchot ne vole pas ! Aussi, il n’a existé que deux espèces de pingouins dans le monde, une (le Grand pingouin) a disparu en 1844 en Islande. Il ne reste donc plus que le Pingouin torda ! La confusion vient de l’anglais où « pingouin » est utilisé pour désigner certains manchots.

Exclusivement un oiseau de mer, le Pingouin torda se rend sur la terre ferme seulement pour la reproduction. Il niche généralement en couples isolés ou en colonies lâches sur les corniches rocheuses, contrairement au Guillemot de Troïl qui forme des rassemblements denses. L’unique œuf de l’unique ponte est déposé à même la roche. L’œuf est conique afin d’éviter un roulé-boulé dans la mer en contrebas.

Avec un très fort déclin, le Pingouin torda est l’oiseau marin le plus menacé de France.

  • Autres espèces

Le Macareux moine : aucune confusion possible pour cet oiseau marin dont le bec est la partie la plus remarquable. Il l’utilise pour stocker ses proies. Surnommé le clown de mer, il passe le plus clair de son temps en haute mer.

Les puffins sont des oiseaux marins de taille petite à grande. Tous possèdent des narines à la base du bec. Avec leurs ailes le plus souvent longues et étroites, ils sont profilés pour des déplacements de longue distance en haute mer, profitant des vents et des mouvements d’air créés par les vagues pour minimiser les efforts et donc les dépenses énergétiques. Leur vol est puissant, aisé et souvent spectaculaire. Les pattes palmées leur permettent de nager en surface et de plonger.

Le Grand Labbe est la terreur des autres animaux, on l’ appelle « le pirate des mers ». Ces oiseaux poursuivent les mouettes et les sternes, les obligeant à lâcher leur proie, qu’ils rattrapent au vol. Ils attrapent tout ce qu’ils peuvent, depuis les ver, jusqu’aux poissons, oiseaux et petits mammifères. Ils peuvent aussi se nourrir des cadavres d’animaux que la mer rejette sur la côte.

Le Fulmar boréal est actif de jour durant la nidification (contrairement à ses congénères). Les jeunes crachent un suc gastrique nauséabond pour se protéger des intrus !

De gauche à droite : Fou de Bassan adulte (en blanc) et juvénile (noir tacheté) – Pingouin torda – Guillemots de Troïl – Macareux moine

Les problématiques hivernales rencontrées

L’Hiver, de nombreuses problématiques s’offrent aux oiseaux marins, ce qui explique leur accueil.

Lors de tempête durant plusieurs jours, les oiseaux marins, qui ne peuvent pas s’abriter, se retrouve confronter à deux solutions : soit ils se posent en mer et dérivent à cause du vent – c’est comme ça qu’on retrouve parfois des oiseaux d’Amérique sur les côtes européennes ! –, soit ils restent en vol et se fatiguent. D’où l’important nombre d’oiseaux marins retrouvés sur les plages, exténués, après des tempêtes. Il serait donc judicieux de rester attentifs lors de vos promenades sur la plage.

Lors des tempêtes, les contrôles en mer étant moins fréquents, les navires en profitent pour vidanger ou nettoyer leurs cuves en mer. Or, certains oiseaux marins plongent allègrement en quête de bancs de poissons, ce qui peut leur être fatal : l’oiseau plonge sans s’en rendre compte dans des nappes de pétrole ou autres hydrocarbures résiduels. Et malheureusement, une tâche de mazout rend le plumage non étanche ce qui entraine l’hypothermie et une impossibilité de nager et de pêcher. De plus, cela peut entrainer une intoxication si l’oiseau s’essaie à se nettoyer.

Les déchets flottants et dérivants sont aussi source de blessures pour les oiseaux. Les hameçons, leurres ou filets sont avalés ou piqués dans les ailes ou l’œsophage. Des captures accidentelles dans les filets maillants sont malheureusement fréquentes où les oiseaux meurent noyés. Les morceaux de plastique ingérés créent des occlusions.

La surpêche crée un manque de ressources alimentaires, ce qui met réellement en danger les oiseaux marins, qui se nourrissent presqu’exclusivement de poissons. A Hegalaldia, nous pouvons voir une évolution. Un guillemot recueilli en 2006 pesait en moyenne 850 grammes. Mais aujourd’hui, c’est une moyenne de 650 grammes.

Les oiseaux marins sont des espèces très difficiles à soigner en temps normal, car ressentant beaucoup de stress en captivité. Ils dépriment et se laissent parfois même mourir. En hiver, nous pouvons donc accueillir des oiseaux marins cumulant les causes d’accueil présentées précédemment, ce qui rend les soins assez compliqués.

Lors de tempêtes, n’hésitez pas à ouvrir l’œil et si vous remarquez un oiseau en difficulté. Plus vite l’oiseau sera récupéré par un centre de soins, plus il aura de chance d’être relâché !

« Facile2Soutenir » une association !

En raison des circonstances actuelles et en vue des fêtes de fin d’année qui approchent à grands pas, que diriez-vous si l’on vous proposait de venir en aide à notre association tout en faisant vos commandes sur internet ? Et le tout sans payer davantage !

En effet, « Facile2Soutenir » donne un sens plus humain à vos commandes. Il s’agit d’une application vous permettant de venir en aide à l’association de votre choix tout en faisant vos achats sur internet. Cette application peut être installée sur votre navigateur web ou même sur vos tablettes et smartphones. Elle est très simple d’utilisation et vous prévient lorsque vous êtes sur l’un de ses 500 sites partenaires. Lorsque vous effectuez un achat sur l’un de ces sites, un pourcentage de cet achat est transformé en don pour l’association que vous aurez choisie. 😉

Cela ne vous coûte rien de plus que l’achat initial et vous permet d’aider des associations comme Hegalaldia par exemple. 🦔

Voici une courte vidéo explicative :

Nous vous proposons aussi de cliquer ICI pour l’installation de l’application. ;)

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Un hiver plein de piquants

Hivernation ou Hibernation ?

Comme vous le savez, à chaque période de froid la nature s’adapte afin de survivre aux conditions climatiques plus rudes. Certains vont s’envoler vers des endroits où la température sera plus agréable pour eux, c’est ce que l’on appelle la migration. D’autres reviennent de régions froides pour venir sur notre territoire où la température y est plus clémente. Et pour finir, certains vont hiberner lorsque d’autres vont simplement hiverner. La différence entre ces deux processus réside dans le fait que l’hibernation est un gros ralentissement de l’organisme de l’animal, sa température va avoisiner les 0°C et il ne pourra pas se réveiller aussi facilement qu’un animal en hivernation qui lui devra non seulement avoir suffisamment de réserves de graisse pour survivre mais il devra se réveiller afin d’essayer de maintenir ces réserves.

C’est le cas du Hérisson d’Europe (Ericanus europaeus) !! Cette petite boule de piques est passée maitre dans l’art de se confectionner un lit douillet où il pourra hiverner sans désagrément. Ce petit mammifère va en effet prendre le temps de confectionner son nid pour l’hiver. Sa technique ? Eh bien il va réaliser un tas de feuilles d’herbes et de brindilles puis va se faufiler à l’intérieur, faire de tout petits bons et rouler sur lui-même afin de rendre son nid bien étanche.

Sa température et son rythme cardiaque et respiratoire baissent pour minimiser ses besoins en énergie. Son métabolisme basal peut être divisé par 100 ; il peut même rester jusqu’à 2 heures sans respirer ! Vivant sur les réserves de graisse constituées l’été précédent, il se réveille environ tous les 15 jours pour aller chercher à manger et déféquer.

C’est très important qu’il puisse avoir toutes les réserves nécessaires pour tenir car un hiver sans réserve, c’est un sommeil sans réveil. Notre centre de soins en recueille une grande quantité chaque année. La plupart ne seraient pas assez forts pour passer l’hiver dans la nature. Ce sont pour une grande partie des jeunes issus de la reproduction tardive. Sachez qu’une femelle peut mettre bas jusqu’à 2 portées par an !

C’est dans cette optique que nous comptons sur votre vigilance cet hiver afin de maximiser leurs chances de survie ! N’hésitez pas à contacter le centre de soins le plus proche de chez vous lorsque vous trouvez un hérisson en détresse. C’est une espèce protégée pas aussi facile à soigner que l’on ne pense !

Que faire si vous trouvez un hérisson mal-en-point ?

Il est parfois difficile de reconnaitre si un hérisson a besoin de soins ou non. Un petit retrouvé seul la nuit n’a rien d’inquiétant, il est surement entrain de suivre sa mère de quelques mètres mais vous ne pouvez pas l’apercevoir car elle s’est enfuie en vous voyant. Vous pouvez donc laisser le petit tranquille.

En cette période pré hivernale, il est important de connaître le poids de l’animal pour savoir s’il pourra survivre à l’hivernation (dans le cas où il n’a plus de mère). S’il pèse plus de 450 grammes, vous pouvez le relâcher. S’il pèse moins de 450g, contactez le centre de soins le plus proche pour voir ensemble ce que vous pouvez faire par la suite.

Avant de manipuler l’animal, portez soigneusement des gants car celui ci peut être porteur de maladie et les piquants pourraient vous blesser.

Que faire pour aider les hérissons de votre jardin ?

Les hérissons adorent se cacher ! Il faut donc leur créer ces cachettes dans un endroit calme et surtout faire en sorte que ce soit étanche. Faites également attention à vos clôtures car les hérissons se coincent souvent dans les trous des grillages et meurent d’épuisement.

Vous pouvez prendre exemple sur nos aménagements via la photo ci-après. Mais attention, les hérissons ne sont la propriété de personne et il ne faut pas les garder en captivité, ils ont besoin de beaucoup d’espace pour s’épanouir et iront volontiers de jardins en jardins.

Il vous est également possible de leur offrir une aide alimentaire pendant la période la plus froide l’hiver. Une simple gamelle de croquettes pour chat suffira à constituer un apport en nourriture suffisant. Attention cependant à n’utiliser que des croquettes à base de viande et/ou de poulet. Toute nourriture à base de lait ou de poisson sera à proscrire ! N’oubliez pas non plus qu’une coupelle d’eau peu toujours s’avérer utile (pas seulement pour le hérisson).

 

La migration hivernale

Balbuzard pêcheur en vol

On y est, c’est le moment pour les oiseaux migrateurs de se préparer pour leur grand voyage. Ceux-ci ont pu profiter du printemps et de l’été pour élever leurs jeunes, ainsi que des jours longs avec une température agréable de la saison estivale. C’est désormais un grand périple de quelques milliers de kilomètres pour certains qui les attend. La majorité va rejoindre la chaleur des pays du « Sud » pour y passer l’hiver et d’autres vont arriver chez nous !

Le grand départ de la migration

C’est en automne que la plupart des oiseaux migrateurs nichant en Europe s’en vont !  Ceux-ci ont en quelque sorte une horloge interne qui leur dit quand partir. C’est en fait une hormone, la mélatonine qui en augmentant, déclenche le départ. Pour la majorité des espèces, le moment du départ sonne lorsque leur habitat n’est plus assez riche en nourriture, que le climat devient trop rigoureux et/ou que la durée du jour par rapport à celle de la nuit diminue.

Il est important de savoir que tous les oiseaux ne sont pas migrateurs. En effet, certains sont sédentaires et d’autres migrent partiellement. Le Moineau domestique par exemple, trouve de la nourriture dans nos villes et villages en abondance, donc pour lui, la migration devient inutile, il est donc très sédentarisé. A l’inverse, le Balbuzard pêcheur va mettre 40 jours pour atteindre sa zone d’hivernage, c’est donc un grand migrateur !

Dans un premier temps, chaque individu devra faire des réserves qu’il va stocker en graisse et en muscle afin d’être plus vigoureux. Certains peuvent doubler leur poids! Cette période dure environ deux semaines. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces oiseaux ont un plan de vol dans la tête inscrit dans leurs gênes depuis des générations ! Ils choisissent leur altitude en fonction de la météo, volent en fonction du vent et de la température. Sachez aussi qu’ils ont une sorte de boussole interne qui leur permet de s’orienter !

Pour la Huppe fasciée, le départ en migration post-nuptiale est précoce : dès le mois d’août, des attardés pouvant être observés jusqu’en octobre.

Les retours sont à prévoir au printemps, beaucoup arrivent fin mars. Sachez tout de même que chaque individu est différent, même au sein d’une même espèce, certains arriveront plus tard que d’autres, on observe des retours jusqu’à la fin du mois de mai.

Huppe fasciée au sol

Mais où vont-ils ?

La plupart des individus quittant l’Europe pour l’hiver vont en Afrique, beaucoup au Maghreb mais certains vont jusqu’à traverser le Sahara pour rejoindre les tropiques et même l’extrême-sud ! Il existe bien évidemment de nombreuses exceptions comme le Pouillot verdâtre par exemple qui lui va en Asie. C’est une migration qui emprunte des axes complètement différents. Nous avons aussi des oiseaux qui restent en Europe. Ils descendent seulement jusqu’au sud de l’Espagne comme certaines Cigognes blanches, dont une partie de la population a été sédentarisée par maintien en captivité et suppression de l’instinct migratoire. C’est la raison pour laquelle on peut en voir l’hiver en Europe. Cette sédentarité a été favorisée par un réchauffement global du climat donnant des hivers plus doux et par l’existence de centres d’enfouissement techniques où les oiseaux trouvent une nourriture artificielle qui leur convient tant bien que mal et leur permet donc de survivre.

Sachez de plus que d’autres espèces comme certains échassiers et anatidés hivernent chez nous en France, le climat y étant doux et adapté ! Ces derniers descendent ainsi de l’Europe du Nord et de l’Est. Certains Faucons émerillons par exemple, dès octobre, vont quitter la Scandinavie et l’ouest de la Russie pour hiverner en Europe Occidentale et jusqu’au nord du Sahara.

Pour échapper à l’hiver arctique rigoureux, les Pinsons du nord quittent leur site de nidification dès que les jeunes sont émancipés.

Faucon hobereau en migration

Le grand voyage

Durant leur voyage, ils seront confrontés à de nombreux dangers, c’est d’ailleurs la période où la mortalité est la plus élevée. Le climat peut aussi être redoutable : un oiseau marin peut, durant son périple, rencontrer de nombreuses tempêtes, un passereau peut se retrouver désorienté à cause du vent… Et bien sûr le facteur humain avec les lignes électriques, la pollution, les déchets en mer, la chasse, les chiens, les chats, etc…

Un tel voyage ne s’accomplit pas sans pauses. Certains oiseaux, comme les martinets, font à peu près 100 km par jour, et d’autres ont un record de 300 km à 600 km par jour ! Naturellement ils doivent s’arrêter pour se reposer et surtout pour trouver de la nourriture. Les oiseaux qui se nourrissent d’insectes, passent plusieurs heures à leur recherche. Par mauvais temps, et surtout dans le brouillard, ils doivent s’arrêter dans un endroit quelconque quelques jours et ainsi poursuivre leur voyage pour l’Afrique tropicale, pendant plusieurs mois ! Leur séjour dans leurs quartiers d’hiver ne dure que quelques semaines, après quoi ils se préparent au voyage de retour vers leur lieu de nidification.

Les distances parcourues dans leurs migrations sont incroyables. Les Faucons hobereaux, qui volent jusqu’en Afrique du Sud, parcourent 10 000 km au printemps de même en automne pour le retour ! Grâce à l’instinct de couver, le retour vers les nids est généralement plus rapide!

Certaines espèces volent en nuées qui obscurcissent le ciel. Mais beaucoup de petits oiseaux volent individuellement, ou en petits groupes qui passent inaperçus. Certains comme les corvidés migrent de jour, d’autres comme les hirondelles, voyagent surtout de nuit. Tandis que d’autres ne marquent pas de préférence.

Parmi les oiseaux qui volent en groupe, certains affectent des formations particulières, par exemple en V ou en lignes obliques, ceux de devant brisant l’air pour ceux qui suivent, les oiseaux se relayant dans le rôle de conducteur.

Les oiseaux voyagent à des altitudes diverses, allant de 30 à 100 mètres pour la plupart des rapaces. Cela peut évidemment varier selon s’ils ont à franchir une montagne par exemple.

Grues cendrées en vol migratoire

Comment se dirigent-ils ?

Il est étonnant de voir que les oiseaux trouvent toujours leur chemin, même quand ils reviennent d’aussi loin que l’Afrique du Sud. Sachez qu’il en est de même pour leur premier voyage ! Il semblerait alors que ces oiseaux aient un sens inné de l’orientation à longue distance !

Une théorie voudrait que les oiseaux soient influencés par le champ magnétique terrestre, si bien qu’ils soient capables de distinguer les différents points de l’espace. Des expériences complexes, surtout avec les Pigeons voyageurs, n’ont pas prouvé la justesse de cette théorie. Les instruments modernes ont révélé que ce champ magnétique n’avait qu’une faible influence sur les animaux.

La dernière théorie est celle qui propose que les oiseaux volent grâce à la lumière, ou plutôt grâce à la position du soleil, de la lune et des étoiles. Cette théorie a été étayée par des expériences avec beaucoup d’oiseaux. Des étourneaux captifs placés dans une volière ronde volaient dans la même direction que s’ils migraient, étant capables de s’orienter uniquement d’après le ciel qu’ils voyaient de leur cage. Quand la position du soleil était altérée par un arrangement convenable de miroirs, les étourneaux accomplissaient les changements correspondant dans leur position. Des équipements avec radar ont également montré que beaucoup d’oiseaux migrent en accord avec la position des étoiles. Les oiseaux peuvent s’orienter d’après la position du soleil, même quand le ciel est couvert, mais pas dans un brouillard épais.

Pour repérer l’endroit où faire leur nid, et ses environs, les oiseaux trouvent leur chemin surtout par leur mémoire des accidents du terrain. Beaucoup d’oiseaux se déplacent en circuits réguliers, qui sont fixés dans leur mémoire. Les jeunes oiseaux restent d’habitude quelque temps avec leurs parents, pour apprendre ce que sont les environs du nid. Ceci, toutefois, n’explique pas complètement le mystère de l’orientation. Des oiseaux capturés près de leur nid et relâchés à plusieurs kilomètres de là retournent au site de leur nid, et ils ne peuvent pourtant pas connaître le paysage à une telle distance. Un étourneau emporté par avion à 341 km au nord de son nid y est retourné en quelques jours. Repris et emmené à 500 km au sud de son nid, il y est revenu dans l’espace de cinq jours. Il est évident donc que l’orientation à longue distance n’est pas limitée à la migration. Ce sens est aussi développé chez les oiseaux sédentaires qui restent sur leur territoire toute l’année. On admet donc que leur connaissance du paysage ne va pas plus loin que ce qu’ils peuvent en voir en une heure de vol, et que, si on les emmène plus loin, ils ne peuvent, pour revenir à leur nid, que se fier au soleil.

N’hésitez pas à observer ces nombreux oiseaux migrateurs depuis des zones dégagées comme le col d’Organdibexka, col pyrénéen français et site majeur pour l’observation des passages migratoires des rapaces diurnes, des grues, des cigognes et des Pigeons ramiers.

Cigogne blanche en vol

Les petits « vampires » de notre région

Ces dernières semaines, les chauves-souris ne manquent pas au centre de soins. Depuis début juin c’est plusieurs dizaines de Pipistrelles communes qui nous ont été confiées. Chaque année en période estivale, nous recueillons ainsi de jeunes chauves-souris non sevrées que nous devons allaiter jusqu’à temps qu’elles puissent manger des insectes en autonomie.

La chauve-souris est un animal qui fait encore peur à bon nombre d’entre nous notamment à cause de ses petites dents pointues! Pourtant, ce mammifère aussi appelé chiroptère est un animal fragile, qui est donc loin de l’image du monstre sanguinaire auquel on l’associe souvent! C’est d’ailleurs l’un des animaux les plus utiles à l’homme!

Caractéristiques générales

La chauve-souris, qui est une espèce protégée, appartient à la classe des mammifères et en a donc toutes les caractéristiques. Elle est recouverte de poils, est vivipare et allaite ses petits. Les chauve-souris ont toute fois des particularités biens à elles. En effet, celles-ci sont dotées d’ailes leurs permettant de voler de manière active. C’est le seul mammifère ayant cette capacité ! Une autre particularité est la grande quantité de niches écologiques. Elle est le seul mammifère à posséder autant d’espèces différentes avec des régimes aussi variés. Il en existe des insectivores, des carnivores, des fructivores… Bref, il y en a pour tous les goûts !

Elles possèdent des ailes composées de longs doigts qui pourraient s’apparenter à une main, tous reliés par des ligaments élastiques. Les bras ainsi que les jambes de l’animal sont donc tous reliés par ces ligaments, ce qui lui donne cette capacité de vol si exceptionnelle.

La plupart des chiroptères, comme la Pipistrelle commune, que l’on retrouve par chez nous, sont de véritables poids plume. Le plus petit mammifère du monde est d’ailleurs la chauve souris bourdon qui pèse 3g et est originaire d’Asie du Sud Est. Pourtant, il existe un genre de chauve souris pouvant atteindre 1.5kg pour une envergure de 1m70 environ! Mais pas de paniques, on ne les trouve pas dans nos régions !

En ce qui concerne sa durée de vie, certains individus peuvent dépasser les 35 ans !! Elles ont donc une longévité bien plus élevé que la plupart des mammifères de leur gabarit.

Il est possible de classer les chauves souris en fonction de la morphologie de leur tête. En effet, il existe les Mégachiroptères, avec de grands yeux et de petites oreilles et les Microchiroptères, avec de petits yeux et de grandes oreilles.

Petite anecdote: il est possible d’identifier ces différentes espèces grâce au pénis du mâle, en effet ces derniers peuvent être plus ou moins velu ou courbé, ce qui s’avère être un critère d’identification très fiable. Étrange non ?

Comportement

Durant l’année, les chauve-souris peuvent parcourir un grand nombre de kilomètres. C’est ce que l’on appelle la migration. En effet, chaque année, elles vont retourner au même endroit. En automne, durant leurs périples pour se rendre à leurs gîtes d’hiver, et selon l’espèce, ce sera la période de reproduction où mâles et femelles vont se retrouver.  Les femelles s’accouplant à cette période-là ne sont pas fécondes. Elles vont alors conserver les spermatozoïdes dans leurs organes reproducteurs jusqu’à l’année suivante. Ce n’est qu’à la sortie de son sommeil hivernal que la femelle sera gestante. Avec ses congénères, elle va se rendre au gîte d’été afin de mettre bas et d’élever son petit parmi les autres nouveau-nés.

Vivant en nombre, au moment de la mise-bas et de l’élevage de leurs petits, les femelles se regroupent et forment ce que l’on appelle, une maternité. Leurs nombre va dépendre de l’espèce. Si l’on prend l’exemple de notre Pipistrelle commune, durant cette période, elle regroupe en général entre 50 et 100 individus par maternité. Le fait de se regrouper présentent des avantages mais aussi quelques inconvénients comme l’échange de parasites, mais en hiver, elles se réchauffent entre elles.

En été, les chiroptères vont préférer se nicher dans des endroits chauds comme des greniers ou des charpentes. Mais étant des opportunistes avérées, fissures et tas de bois leurs conviennent. Durant cette période, elles vont chasser la nuit et prendre du poids. Pendant les périodes froides, elles vont préférer les endroits frais comme des grottes. Ainsi, elles vont pouvoir hiberner entre 3 et 5 mois et survivre grâces aux réserves qu’elles auront accumulées durant l’été.

Pour communiquer, elles utilisent leur système d’ultrasons qu’elles émettent par des petits cris représentant des signaux sociaux. Elles utilisent aussi ce système pour chasser. Certaines vont attraper pas moins d’une centaine d’insectes par nuit! C’est un véritable insecticide naturel !

Quelques espèces que l’on peut retrouver par chez nous:

  • Pipistrelle commune

Il s’agit ici de la plus répandue en France. C’est également la plus petite chauve-souris d’Europe. En effet, elle est brune aux oreilles triangulaires. Son pelage dorsale est brun-roux et plus jaunâtre sur le ventre. La peau des ailes est noire. Leur poids à l’âge adulte avoisine les 5 grammes seulement. C’est dire si les pipistrelles sont de petites choses fragiles!

Cette petite chauve-souris n’est pas difficile à loger, elle peut vivre dans les villages et les grandes villes, mais aussi dans les parcs, jardins et les forêts. Elles vivent en colonies de 20 à plusieurs centaines d’individus, en colonies de reproduction.

C’est un animal qui aura une période d’hibernation. La pipistrelle va partir dans le sud pour hiberner de la mi-novembre à mars. La plupart d’entre elles vont se réfugier dans des grottes. Leurs période de reproduction a lieu en avril tandis que la mise-bas a lieu entre la mi-juin et début juillet. Les petits naissent totalement nus et vont rester accroché à leur mère jusqu’à leur quatrième semaine.

  • Grand rhinolophe

Ses ailes et ses oreilles sont gris-brun clair, son dos plutôt gris-brun à roussâtre et son ventre gris-blanc à jaunâtre.

La particularité de cette espèce est qu’elles vont se regrouper sous forme d’essaims qui vont être plus ou moins serrés selon la température. Pour s’endormir, elle s’enveloppe dans ses ailes.

Le Grand Rhinolophe fréquente les milieux souterrains l’hiver et les combles de bâtiments en été.

  • Oreillard gris

Espèce de taille moyenne, qui se reconnait facilement par leurs grandes oreilles, caractéristiques du genre. Elles sont presque aussi longues que le corps, se touchant à la base. Les bords antérieurs sont élargis et garnis de soies.

En hibernation, elles replient leurs oreilles contre leur corps et les protègent derrière les avant-bras de leurs ailes.

Les yeux sont assez grands et le museau élargi, avec 2 renflements au-dessus de la truffe.

  • Sérotine commune

C’est une espèce qui fait la taille d’une main de jeune enfant (jusqu’à 10cm !)

Ses oreilles sont courtes et triangulaires, de couleur noire. Le museau est également noir et les ailes sont brun noir. Longs, les poils sont brun foncé sur le dos, luisants à l’extrémité, alors que le ventre est plutôt jaunâtre.

Attention, certains individus appartenant à cette espèce de chiroptère sont potentiellement porteurs de la rage. Lorsque nos soigneurs en reçoivent au centre (environ 5 individus par an), un protocole minutieux est mis en place afin de se protéger.

Malheureusement, les Chauves-souris subissent les conséquences de la vie humaine via une diminution des ressources alimentaires due aux pesticides et à l’emploi d’antiparasitaires sur le bétail, diminution des zones de pâture, dérangement et destruction des gîtes.

Que faire si vous trouvez une Chauve-Souris ?

Tout d’abord, vous pouvez nous envoyer une photo pour identifier l’espèce et reconnaître si c’est une adulte ou une jeune, car face à la diversité des espèces certaines sont si petites qu’on pourrait penser que ce sont des bébés.

Dans le cas où c’est un bébé, sa meilleure chance de survie est de retourner avec sa mère. Pour se faire, il est nécessaire d’effectuer l’opération suivante :

  • Se munir d’une chaussette en laine fine, d’un verre et d’un plat à bords lisses et hauts.
  • Enfiler la chaussette sur le verre puis bourrer le haut de la chaussette à l’intérieur du verre
  • Placer le tout au milieu du plat
  • Au crépuscule, poser la petite chauve-souris sur la chaussette et placer le plat en hauteur, hors d’atteinte des chats, au plus près de la sortie de la colonie ou de l’endroit où vous l’avez trouvée.

Dans le cas où c’est une adulte, vous pouvez, en la manipulant avec soins et avec des gants, la replacer derrière un volet au moment du crépuscule.

Il est important pour les découvreurs de connaître certaines mesures devant être prises lorsque l’on se retrouve face à ce petit mammifère. En effet, la Chauve-souris est connue comme étant porteuse de la rage. Une morsure ou bien une griffure sur une plaie pourrait avoir de sérieuses répercussions. Il est donc nécessaire de les manipuler avec précautions en portant des gants. Un animal porteur de la rage aura les symptômes suivants:

  • envie de mordre
  • bave autour de la gueule
  • sensibilité à la lumière

En cas de doute et/ou si vous souhaitez être conseillés, n’hésitez pas à appeler au centre de soins au 05.59.43.08.51.

Vautours fauves, des débuts difficiles

Nous voici arrivés en été, après plusieurs mois à grandir sur leur falaise, les jeunes vautours s’élancent pour la première fois dans les airs…

Eh oui, la saison estivale est également appelée la « saison vautour » par les soigneurs du centre de soins. Dans les semaines à venir, nous nous préparons à recevoir de nombreux coups de téléphones pour nous informer d’éventuels vautours en difficulté. Entre la mi juillet et la mi septembre, c’est chaque année entre 50 et 60 Vautours fauves en perdition qui sont ainsi recueillis sur le centre de soins. Mais avant d’aller plus loin, apprenons en davantage sur cette espèce…

La ponte

Ce qui est notable à première vue chez notre ami, c’est sa taille considérable. Vous vous en serez douté, l’élevage d’un jeune vautour est par conséquent bien plus long que celui d’un petit passereau comme on en voit dans nos jardins. Et vous ne croyez pas si bien dire ! Chez le Vautour fauve, les premières pontes peuvent avoir lieu dès la fin décembre. Cela bien sûr après une brève parade nuptiale (aussi appelé « vol en tandem ») ainsi que la confection d’un nid. Nos amis ont un planning chargé, il est donc de bon augure de s’y prendre de bonne heure. ;)

L’éclosion

Ce n’est qu’après plusieurs mois de couvaison (parfois dans des conditions climatiques rudes) que le petit percera sa coquille. L’éclosion des œufs intervient généralement à la mi mars. Entre la ponte et l’éclosion, les deux parents se seront ainsi relayés pour couver leur progéniture jusqu’à ce qu’elle voit le jour. Inutile de préciser qu’au moment de l’éclosion, notre jeune vautour n’est alors qu’un jeune poussin recouvert d’un léger duvet, ses parents devront encore le protéger du froid et du soleil pendant quelque temps.

L’élevage

Le plus dure reste à faire pour les parents. Leur unique petit d’à peine 200gr devra en peser pas moins de 7kg pour s’envoler et débuter sa vie de grand planeur. Ils vont donc devoir travailler ardemment pour protéger le petit des conditions climatiques tout en l’alimentant fréquemment en nourriture régurgitée. Le petit pourra ainsi grandir progressivement au coté de ses parents. Ce n’est qu’après plusieurs mois de croissance rapide qu’il attendra son poids et sa taille idéals l’été venu.

Deux jeunes juste sortis du nid

L’envol

C’est ainsi que nous sommes de retour au mois de juillet ! Le jeune est dorénavant bien portant. Son poids avoisine les 7kg, son envergure les 2m50, et ses ailes commencent à le fourmiller. L’heure du grand saut a sonné. Notre jeune ami doit alors s’élancer dans les airs depuis le petit bout de falaise qui l’a vu naître. Sa mission, étendre les ailes et attraper un courant d’air ascendant qui lui permettra de gagner en altitude sans avoir à battre des ailes. Si tout se passe bien, ce jeune vautour pourra arpenter les airs et les plaines en compagnie de ses parents. Jusqu’à ce que ce dernier soit autonome et puisse vivre sa propre expérience.

La chute

Eh oui car c’est là qu’intervient Hegalaldia. Car tout ne se passe pas toujours au mieux, et il arrive que certains jeunes ratent leur premier envol et privilégient l’atterrissage en catastrophe. Pas de panique, cela peut arriver. Le jeune n’aura alors qu’à retrouver un point haut grâce à ses pattes musclées pour se ré-envoler. Malheureusement pour lui, ses grandes ailes manquent encore un peu de muscles pour lui permettre de redécoller du sol, alors il arrive que des fois, les jeunes vautours se retrouvent bloqués sur le plancher des vaches…

Vautour sur la route, vautour dans le jardin, vautour dans la Nive ou même aux Gorges de Kakuetta… voilà le quotidien de notre équipe en saison estivale. Nous nous tenons disponibles pour intervenir à tout moment afin de capturer les jeunes en situation périlleuse. Ces jeunes vautours sont ainsi auscultés au centre de soins pour mettre en avant les éventuelles blessures causées par la chute. Des soins adéquats leurs seront prodigués par nos soigneurs.

Intervention dans les Gorges de Kakuetta

Mais rassurez vous, dans la plus grande majorité des cas, ces petits vautours souffrent plus de peur que de mal. Et c’est après quelques jours de réhabilitation en volière extérieure, après s’être un peu musclé les ailes et avoir appris à se quereller pour se nourrir, qu’ils seront relâchés dans la nature pour leur seconde tentative.

Jeune Vautour fauve accueilli en soins

Le Martinet noir

Une hirondelle ?! Un avion de chasse ?!

Eh non ! Bien qu’il soit d’une forte ressemblance avec l’hirondelle de par sa silhouette, il s’agit ici du Martinet noir !

Petite présentation de cette espèce souvent méconnue et confondue.

Caractéristiques générales

Il possède une grosse tête, de longues ailes pointues ainsi qu’une envergure d’environ 45cm et pèse entre 38 et 45g. De plus, cette espèce n’a pas de dimorphisme sexuel et est habillée d’un plumage noir, plus clair au niveau de la gorge.

Leur espérance de vie est d’environ 10 ans et peut s’étendre jusqu’à 20 ans !

Cette espèce est urbaine et niche du centre des villes aux bâtiments industriels, dans les constructions ou sous les toits. Il garde le même endroit chaque année ! Cependant l’oiseau a su parfaitement évoluer et changer d’habitat alors qu’il se situait initialement dans les milieux naturels tels que les falaises ou les trous d’arbres.

Comportement

Son super pouvoir ? Il vit en volant ! Grand migrateur énergique, il est reconnu pour ses grandes performances dans le ciel lui permettant de résister aux conditions climatiques difficiles. Son vol est direct et rapide d’une vitesse moyenne de 50 à 60 km/h allant jusqu’à plus de 100 km/h ! Il utilise le vol plané afin d’économiser son énergie. Nous pouvons observer des poursuites bruyantes entre les individus. Il peut aussi s’endormir en vol, rester en altitude élevée la nuit et redescendre le matin. Néanmoins celui-ci se retrouve très maladroit au sol, handicapé de ses longues ailes.

Les Martinets se nourrissent d’insectes volants, petits animaux et chassent au-dessus des eaux. Notamment des insectes de la famille des diptères, hyménoptères et évitent bien évidemment les guêpes et les abeilles ! Enfin, pour nourrir les jeunes individus, le jabot peut accueillir jusqu’à 1000 proies !

Les premiers individus sont de retour vers mi-avril jusqu’en mai en climat tempéré et repartent en migration vers le sud dès la fin du mois de juillet pour un voyage de 3 mois ou plus. Concernant sa reproduction, le Martinet est monogame et reste avec son partenaire à vie, sa période de nidification s’étale de mai à août.

Il construit son nid de ses diverses récoltes dans les espaces confinés, atteignables en vol. Les nids sont habités de 1 à 4 œufs dont l’incubation dure une vingtaine de jours, la couvaison étant alternée par les deux parents la journée. Les jeunes restent alors environ 40 jours au nid.

Dangers

Malheureusement, suite à la baisse des populations d’insectes, les ressources alimentaires sont en baisse et il devient de plus en plus difficile pour l’oiseau de se nourrir.

Si un des jeunes tombe au sol, les parents l’abandonnent faute de pouvoir s’en occuper. Le plus souvent à cause de l’excès de chaleur sous les toits, lieu de nidification privilégié. Dans ce cas il est nécessaire de contacter le centre de soins le plus proche. Petite exception, les adultes qui se retrouvent au sol ne peuvent bien souvent plus décoller. N’hésitez pas à les relancer !

Voilà ! Vous en savez maintenant plus sur ces fameux oiseaux que vous voyez chaque année !

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