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Le Martinet noir

Une hirondelle ?! Un avion de chasse ?!

Eh non ! Bien qu’il soit d’une forte ressemblance avec l’hirondelle de par sa silhouette, il s’agit ici du Martinet noir !

Petite présentation de cette espèce souvent méconnue et confondue.

Caractéristiques générales

Il possède une grosse tête, de longues ailes pointues ainsi qu’une envergure d’environ 45cm et pèse entre 38 et 45g. De plus, cette espèce n’a pas de dimorphisme sexuel et est habillée d’un plumage noir, plus clair au niveau de la gorge.

Leur espérance de vie est d’environ 10 ans et peut s’étendre jusqu’à 20 ans !

Cette espèce est urbaine et niche du centre des villes aux bâtiments industriels, dans les constructions ou sous les toits. Il garde le même endroit chaque année ! Cependant l’oiseau a su parfaitement évoluer et changer d’habitat alors qu’il se situait initialement dans les milieux naturels tels que les falaises ou les trous d’arbres.

Comportement

Son super pouvoir ? Il vit en volant ! Grand migrateur énergique, il est reconnu pour ses grandes performances dans le ciel lui permettant de résister aux conditions climatiques difficiles. Son vol est direct et rapide d’une vitesse moyenne de 50 à 60 km/h allant jusqu’à plus de 100 km/h ! Il utilise le vol plané afin d’économiser son énergie. Nous pouvons observer des poursuites bruyantes entre les individus. Il peut aussi s’endormir en vol, rester en altitude élevée la nuit et redescendre le matin. Néanmoins celui-ci se retrouve très maladroit au sol, handicapé de ses longues ailes.

Les Martinets se nourrissent d’insectes volants, petits animaux et chassent au-dessus des eaux. Notamment des insectes de la famille des diptères, hyménoptères et évitent bien évidemment les guêpes et les abeilles ! Enfin, pour nourrir les jeunes individus, le jabot peut accueillir jusqu’à 1000 proies !

Les premiers individus sont de retour vers mi-avril jusqu’en mai en climat tempéré et repartent en migration vers le sud dès la fin du mois de juillet pour un voyage de 3 mois ou plus. Concernant sa reproduction, le Martinet est monogame et reste avec son partenaire à vie, sa période de nidification s’étale de mai à août.

Il construit son nid de ses diverses récoltes dans les espaces confinés, atteignables en vol. Les nids sont habités de 1 à 4 œufs dont l’incubation dure une vingtaine de jours, la couvaison étant alternée par les deux parents la journée. Les jeunes restent alors environ 40 jours au nid.

Dangers

Malheureusement, suite à la baisse des populations d’insectes, les ressources alimentaires sont en baisse et il devient de plus en plus difficile pour l’oiseau de se nourrir.

Si un des jeunes tombe au sol, les parents l’abandonnent faute de pouvoir s’en occuper. Le plus souvent à cause de l’excès de chaleur sous les toits, lieu de nidification privilégié. Dans ce cas il est nécessaire de contacter le centre de soins le plus proche. Petite exception, les adultes qui se retrouvent au sol ne peuvent bien souvent plus décoller. N’hésitez pas à les relancer !

Voilà ! Vous en savez maintenant plus sur ces fameux oiseaux que vous voyez chaque année !

Attention en jardinant !

Avis aux jardiniers amateurs ! Avec le retour des beaux jours, vous êtes nombreux à vouloir vous occuper de votre jardin. Celui-ci grouillant de vie en cette saison comme vous l’aurez très certainement constaté. Cependant, quelques règles s’imposent afin de préserver la faune sauvage qui l’occupe. Petit tour d’horizon de quelques conseils qui peuvent littéralement sauver des vies.

Tendez l’oreille.

Votre jardin est normalement très animé en cette saison. Profitez-en pour écouter tous ces bruits et percevoir la présence d’éventuels oisillons.

Des cris répétitifs étant la caractéristique principale à retenir. Dans ce cas, visualisez et localisez leur nid afin d’éviter tout dommage.

Préférez les outils manuels.

De nos jours, les outils manuels se font rares. Et pourtant ils n’ont pas à rougir face à leurs homologues modernes. Etant au final bien souvent plus économiques, ils vous permettent également davantage de précision et un travail de meilleure qualité. Le tout dans un silence qui ravira aussi bien votre voisinage que nos petites boules de poils ou de plumes.

En somme, en échange d’un peu d’huile de coude vous réduisez plus que fortement les nuisances sonores et celles envers la vie de votre jardin.

Inspectez les habitats naturels.

Le premier conseil portait sur l’ouïe, celui-ci est tout aussi important et concerne l’habitat naturel de la faune sauvage de votre havre de paix. On retrouve alors 3 types de principaux habitats :

Le premier est le sempiternel tas de feuilles que nous avons tous au moins une fois vu dans un jardin. Si vous voulez l’éliminer il faudra entre-autres vérifier la présence d’hérissons, espèce friande de ce genre d’habitat. Pensez à également vérifier leur présence dans votre pelouse avant de tondre.

Ensuite, le deuxième type est souvent source de problèmes en cette saison vis-à-vis des nids : Les haies. En effet, évitez de tailler les haies entre le 15 mars et le 31 juillet durant la période de nidification et de reproduction.

Enfin, il en va de même avec le troisième type d’habitat : Les arbres. Comme les haies, évitez de les tailler ou de les abattre d’avril à juillet. Vérifiez également la présence d’Écureuils roux dans vos arbres, histoire de ne pas devoir amener à votre centre de soins le plus proche plusieurs petits séparés de leurs parents après une chute de plusieurs mètres suite à un élagage ou un abattage. Votre conscience ne s’en remettrait pas ! ;)

Nous espérons donc que ces précieux conseils vous seront utiles en cette belle saison. De trop nombreux appels et arrivées nous proviennent suite à simple manque de connaissances de ces consignes élémentaires. Alors n’hésitez pas à les partager au plus grand nombre !

Mœurs et coutumes du chevreuil

 

Vous en avez très certainement tous déjà observé, aujourd’hui nous allons vous parler des chevreuils ! Petit tour d’horizon de cette espèce qui occupe toute l’Europe.

Carte d’identité

Le chevreuil a des caractéristiques qui lui sont propres. C’est le plus petit des cervidés européens ! Sa hauteur au garot oscille entre 60 et 80 cm, et sa longueur totale va de 1 à 1.25m. Son poids, lui, peut aller de 20 à 25 kg selon le sexe. D’ailleurs, on appelle Chevrette la femelle et Brocard le mâle. Seul celui-ci possède des bois. Les petits, eux, sont des faons. La détermination de l’âge est impossible, hormis pour les jeunes de moins de 1 an pour qui le comportement et la morphologie sont des signes distinctifs. Enfin, leur pelage est livrée durant les premières semaines de la vie du faon, roux ou fauve en été pour les adultes et gris en hiver. La mue de printemps débutant en avril/mai et la mue d’automne en octobre.

Alimentation

Concernant son alimentation, le Chevreuil est difficile ! Il est très sélectif et cherche la nourriture la plus riche et diversifiée. En milieu forestier, les rameaux et les feuilles de végétaux ligneux et semi-ligneux constituent ses principaux aliments. Les feuilles des végétaux ligneux sont consommées au printemps et en été, en phase végétative. On y trouve du chêne, du charme, de l’orme, des érables et des cornouillers. Les feuilles des végétaux semi-ligneux, elles, sont consommées toute l’année. Principalement du lierre, des ronces, de la callune, de la myrtille, de l’airelle et des framboisiers. Des résineux comme les sapins ou les pins maritimes peuvent également servir de nourriture. La consommation régulière de plantes herbacées est également de la partie. Elle reste faible, sauf au printemps en période de redémarrage de la végétation où elle présente une haute digestibilité et une forte valeur nutritionnelle. Enfin, en milieu agricole, les chevreuils de plaine consomment des céréales d’hiver, du colza, de la luzerne, des betteraves et recherchent également de la nourriture dans les milieux boisés subsistants.

Activité

Les chevreuils ont un rythme polyphasique. Leur cycle journalier comprend entre 6 et 12 phases d’activité dont 2 plus fortes au lever du jour et à la tombée de la nuit.

Organisation sociale et spatiale

Chez cette espèce, la cellule familiale forme leur organisation sociale. Elle est composée de la chevrette et des jeunes de l’année qui accompagnent progressivement la mère dans ses déplacements. La cohésion étant très élevée en août, pour diminuer en mars/avril de l’année suivante jusqu’à éclater en mai. Deux cas de figure se présentent alors : Si la population n’occupe pas la totalité de la surface, on observe une rupture de la liaison mère/jeune avec une dispersion des jeunes favorisée. Ils quittent leur territoire de naissance à la recherche d’un domaine personnel pendant 6 à 12 mois. Enfin, si la population est dense dans un habitat, on constate une installation des jeunes sur ou à proximité du domaine maternel. Ce comportement est de plus en plus favorisé par la pression sociale. Cette philopatrie est plus marquée chez les femelles, on peut la définir comme des groupes d’effectifs croissants d’individus apparentés. La réduction de la taille du domaine vital et la baisse de l’agressivité vont alors voir augmenter les contacts entre individus. Entraînant donc une réorganisation sociale et spatiale en réponse à des variations de densités afin d’ajuster la population à son environnement.

Domaine vital

En Automne et en hiver les mâles et les femelles occupent 20 ha forestiers et 100 à 150 ha agricoles. On observe alors une abondance et une répartition des ressources à cette période. Au printemps et en été, les facteurs sociaux sont déterminants. Les mises bas ont lieu en mai et la non mobilité du faon entraîne alors une réduction du domaine vital des femelles adultes. L’augmentation de la mobilité des faons en juillet et en août entraîne une augmentation du domaine vital de quelques hectares en mai/juin à 20 ha en juillet et en août. Enfin, les mâles adultes sont quant-à-eux territoriaux de mars à fin août avec un domaine vital moyen de 35 ha délimité par des marquages visuels et olfactifs.

Reproduction

Concernant la reproduction, les chevreuils ont une maturité sexuelle de 12 mois pour les mâles et de 14 mois pour les femelles. Celles-ci ne devenant possiblement reproductibles qu’à partir de 20 kg de masse corporelle. Ils sont oligogame, un mâle a plusieurs femelles et leur moyen d’appariement, l’action d’unir un couple, est territorial. Les mises bas se font du premier mai au 15 juin avec 80 % des naissances de jeunes faons du 15 mai au 5 juin. Avec une moyenne de 2 faons par portée voire 3 au maximum, leur taux de survie varie considérablement, de 30 à 85 % selon le printemps de la naissance. En cause, la saturation de l’habitat et les conditions climatiques. Le poids des femelles influence beaucoup le nombre de petits, ce sera en moyenne 1 faon pour 20 à 22 kg et 2 faons de 22 à 25 kg. En ce qui concerne les adultes, le taux de survie moyen oscille à 85 % pour les mâles adultes et 95 % pour les femelles jusqu’à 7 ans. Après cet âge, le taux baisse considérablement.

Avertissement

Attention !!! Chaque année, de nombreux promeneurs croisent la route d’un faon qui leur semble abandonné, prostré au sol. Sachez que si vous le récupérez en croyant faire une bonne action, vous condamnez cet animal. Ne le touchez pas et passez votre chemin. Durant les premiers mois, il n’est avec sa mère que de courts moments. Il va rester immobile au sol pendant de longues heures pour éviter les prédateurs. Elle ne reviendra que pour l’allaiter ou le nettoyer, avant de repartir.

Nous espérons que vous en connaissez maintenant plus sur le Chevreuil ! ;)

Le grand retour de migration des oiseaux

Ils reviennent ! Les oiseaux migrateurs qui ont passé l’automne et l’hiver au sud reviennent pour élever les poussins et profiter des longs et agréables jours de la saison estivale.

Rappel

Pour rappel, les oiseaux migrateurs ont une horloge interne qui leur dicte ces allers-retours. C’est une hormone, la mélatonine, qui vient déclencher les départs. Hormis les variables des conditions climatiques, la diminution de la longueur des jours et la raréfaction de la nourriture, le cycle se répète de manière plus ou moins similaire chaque année.

Concrètement, à partir de la fin du mois de février les migrateurs commencent à revenir sur leur territoire. Cette migration est plus rapide que celle d’automne et au printemps la plupart des migrateurs reviennent. À l’exception de quelques espèces qui n’arrivent que fin avril, début mai.

Principales espèces concernées

Plusieurs espèces rentrent de migration, en voici quelques-unes :

Le Milan noir, ou la « version brune » du Milan royal. Il est l’un des premiers à revenir de migration, en l’espace de quelques jours, vous pourrez voir des dizaines d’entre eux arpenter les airs en quête d’une aire où s’établir. Les Milans noirs qui arrivent en nombre ont tendance à repousser leurs cousins royaux dans les terres et les monts en période estivale. Pour le reconnaître, fiez-vous à sa silhouette très sombre et sa queue légèrement échancrée.  Il est généralement de retour de mars à mai pour déjà repartir début juillet.

Milan noir en vol

L’Aigle botté, rapace rare et discret en France. Cet aigle a la caractéristique d’arborer des plumages différents d’un individu à l’autre. Ainsi certains seront dits en « phase claire » et seront majoritairement blancs, tandis que d’autres seront en « phase sombre » et porteront un plumage brun foncé. Dans les deux cas, leur critère d’identification principal viendra de leurs rémiges primaires (grandes plumes des ailes) qui sont toujours d’un noir marqué. Il va de soi que ces aigles en « phase claire » seront aisément reconnaissables avec un contraste de blanc (corps) et de noir (rémiges primaires). L’Aigle botté est généralement de retour à la mi-mars pour repartir en septembre.

Aigle botté

Les Hirondelles rustiques et les Hirondelles de fenêtres que tout le monde affectionne et qui reviennent en avril pour repartir fin septembre. Aisément reconnaissable avec leurs queues très échancrées, les Hirondelles rustique sont bien souvent annonciatrices du printemps. Leurs cousines des fenêtres elles, seront identifiables à leur croupion blanc qui contraste bien avec leur dos noir bleuté. Ces individus se font malheureusement rares de nos jours, l’utilisation intensive de pesticides et la diminution des populations d’insectes en étant bien sûr la cause principale…

Hirondelle rustique préparant son nid

La Cigogne noire, plus rare que ses consœurs les blanches, part, elle, entre les mois d’août et de septembre pour revenir en mars. Facilement reconnaissable avec son bec et ces pattes rouges, on l’identifiera en vol avec son cou noir qui contraste avec son ventre blanc. Contrairement à sa cousine blanche, la Cigogne noire niche en milieu boisé. Vous ne la verrez donc pas au nid sur un pylône ou un arbre isolé.

Cigogne noir au nid

La Bondrée apivore, ce rapace qui doit son nom à son alimentation principalement composée de guêpes et de leurs larves. Elle reste peu de temps dans nos contrées, de mai à septembre. Pas toujours aisé de la reconnaître entre les différents rapaces qui parcourent les airs. Sa petite tête et ses larges ailes striées pourront surement vous mettre la puce à l’oreille.

Bondrée apivore

Le Faucon hobereau, chasseur hors pair arrive lui en mars et nous quitte à la fin du mois d’août. Faucon de taille moyenne, il reste facile à identifier grâce à une calotte noire et une culotte rousse.

Faucon hobereau

La Huppe fasciée reconnaissable au premier coup d’œil avec sa grande huppe et ses ailes striées de blanc et de noir arrive elle aussi en mars mais étale son départ de juillet à octobre.

Huppe fasciée en quête de nourriture

Enfin, le fameux Percnoptère d’Egypte connut pour être un énigmatique petit vautour blanc et jaune nous revient de mi-mars à début septembre. Si vous le voyez, vous ne pourrez que l’identifier. Un corps entièrement blanc mise à part des rémiges primaires (grandes plumes des ailes) noires qui lui donne un plumage plein de contraste. Et si cela ne suffit pas, regardez sa queue, elle est cunéiforme, cela signifie qu’elle a une forme de losange.

Vautours percnoptères 

Ainsi, quand vous verrez prochainement l’une de ces espèces, dites-vous que leurs vacances d’hiver ont surement été chaudes et ensoleillées, ou du moins plus que les nôtres . ;)

L’Écureuil roux

Tic et tac, vous connaissez ?!

Eh oui ! Ce sont bien des écureuils ! Mais aujourd’hui nous allons plus particulièrement parler des Écureuils roux ! Petit tour de cette espèce bien présente dans notre paysage.

Écureuil roux aux aguets

Présentation générale

Présent en Europe depuis près de 3 millions d’années, en France sa présence est répandue jusqu’à 2000 m d’altitude sauf dans certaines îles comme la Corse ou les îles atlantiques.

Mais regardons directement où il habite : Il vit uniquement dans les milieux forestiers et détiens même le record du plus gros rongeur de son milieu ! Cependant, même s’il est le seul écureuil autochtone présent en France il peut aujourd’hui être en concurrence avec l’Écureuil gris, celui de Corée ou bien encore l’Écureuil de Pallas.

Visuellement, on le reconnaîtra facilement grâce à son ventre blanc et son pelage roux variant du gris au brun/noir.

Malgré sa présence visible dans les lieux proches des habitations, sa population reste faible. Ce qui lui vaut le statut d’espèce protégée depuis plus de 30 ans.

Si vous le cherchez, vous le trouverez dans le feuillage des arbres ainsi qu’au sol à la recherche de nourriture toute la journée et toute l’année sauf en cas de grands froids où il préférera rester dans son nid.

Écureuil roux en observation sur un tronc d’arbre

Bien qu’attirant la sympathie, l’espèce est fragilisée par le découpage et la disparition de son milieu de vie, les chocs routiers ainsi que l’installation d’autres espèces à concurrence directe.

Un corps bien pensé

S’il y a bien une partie de son corps qui le caractérise, c’est bien sa queue en panache quasiment aussi grande que son corps. Elle lui sert de balancier dans ses déplacements dans les arbres ainsi que d’organe de communication visuelle.

Mais il n’y a pas que ça, ses pattes postérieures lui permettent de faire d’importants sauts de branche en branche et il peut monter et descendre un tronc d’arbre la tête la première grâce à ses griffes acérées.

Écureuil roux s’alimentant à la verticale

Pour ce qui est de son pelage qui dans de nombreux cas est roux, il peut posséder quelques variantes allant jusqu’au gris-noir dans les milieux à plus haute altitude. Sa mue s’effectuant toujours à partir d’avril et d’octobre.

Enfin, ses oreilles laissent apparaître un « pinceau » de poils de 3 cm qui grandit à la fin de l’été pour atteindre sa taille maximale en hiver et au début du printemps.

Leur quotidien

L’Écureuil roux est solitaire hors période de reproduction et fonctionne selon un système de cohabitation, de hiérarchie et de dominance. Ce domaine vital étant différent d’un territoire à l’autre. Le mâle se déplace sur une surface de 5 à 30 hectares et les femelles entre 2 et 20 hectares. La présence de ressources influençant principalement la taille de leur domaine.

Contrairement à certaines idées reçues, cette espèce n’hiberne pas et occupe 4 grandes activités : La recherche de nourriture, la construction de nids, la constitution de réserves ainsi que la reproduction.

Son régime alimentaire varie en fonction de la saison. Par températures froides, il s’alimente de fruits d’arbres, de champignons, d’écorce et de bourgeons alors que les baies, les fleurs, les jeunes pousses d’arbres, les fruits à pulpes, les invertébrés et occasionnellement les œufs ou oisillons constituent sa nourriture pour les saisons plus clémentes.

On le connaît tous grâce à sa particularité consistant à enterrer des fruits d’arbres et des champignons séchés en ne réussissant pas tout le temps à les retrouver. Il participe ainsi à la régénération des forêts.

Écureuil roux à la recherche de nourriture

Enfin, l’Écureuil roux ayant besoin de nids pour dormir, il en construit ou s’en approprie entre 5m et 15m de hauteur. Assez haut pour éviter les prédateurs mammifères pas assez pour ne pas être exposé aux vents violents. Leur taille est d’environ 50 cm de diamètre et 30 cm cm de haut.

Pour l’anecdote, les nids sont idéalement construits dans des Charmes à l’écorce lisse et près des Chênes. L’Écureuil roux peut ainsi grimper sur le chêne pour ensuite sauter dans son nid sur le charmes. Là où les prédateurs comme la Martre qui fait 5 fois son poids ne pourra pas le suivre.

Reproduction

Au niveau de sa reproduction, l’Écureuil roux se reproduit sur 2 principales périodes : De décembre à janvier et au printemps. Avec une gestation de 30 à 40 jours et une à 2 portées par an. 1 à 6 petits peuvent ainsi naître entre février et avril ainsi qu’entre les mois de mai et d’août. Ils seront ainsi allaités 2 mois avant d’apprendre la vie en autonomie.

Jeune Écureuil roux nourrit au biberon

Menaces

Aujourd’hui l’Écureuil roux doit composer avec 3 grandes menaces :

D’abord, les collisions avec les véhicules dues au rapprochement de l’espèce avec l’homme dans les zones périurbaines à cause, en partie, du nourrissage.

Ensuite, la prédation des chiens ou et surtout des chats domestiques. Ses prédateurs naturels comme la Buse variable ou la Martre n’impactant pas sa population.

Enfin, la concurrence avec d’autres espèces d’écureuils introduites en France reste le plus préoccupant : En Grande-Bretagne, l’Écureuil roux a quasiment disparu, remplacé par le gris. Cette espèce qui nous vient d’Amérique du Nord préfère les forêts de feuillus, contrairement aux Écureuils roux qui apprécient particulièrement les forets mixtes ou de conifères. Ainsi, notre écureuil autochtone qui s’est installé sans concurrence un peu partout est maintenant confronté à l’Écureuil gris qui bénéficie des glands. A l’inverse des roux. La reproduction de ces 2 espèces dépendant de la nourriture, le gris vient alors progressivement remplacer son rival. Petite note d’espoir, l’Écureuil roux est toujours présent en Grande-Bretagne en Ecosse grâce aux forêts de conifères.

Écureuil gris

Ainsi, vous en savez maintenant davantage sur cette espèce connue de tous !

Les Amphibiens en hiver

Rares sont les occasions de vous en parler mais les amphibiens, autrefois appelés batraciens, sont aujourd’hui le sujet principal de cet article. Petit tour d’horizon de la vie en hiver de ces petits animaux oubliés.

Une Rainette verte bien camouflée

En cette saison

Les amphibiens sont des animaux à sang-froid sensibles au gel, ils peuvent s’enfouir dans le sol pour se terrer dans l’eau afin de s’en protéger. Ils constituent des réserves avant l’hibernation et réduisent la quantité d’énergie consommée. Les juvéniles ont alors très peu de temps pour amasser le nécessaire. Cette période sonne la transition entre celles qui hibernent encore dans les contrées les plus froides et les pontes précoces de certaines espèces.

Crapaud commun à l’abri d’un tas de pierres

Eh oui ! Il y a de la vie dans les points d’eau en hiver !

La migration

Chaque année, des millions d’amphibiens quittent leurs forêts à l’abri du froid pour se diriger vers les zones humides où ils sont nés afin de s’y reproduire. Le principal danger vient alors de cette migration, les amphibiens traversent les routes et la circulation pour rejoindre les mares ou les étangs. Ils perdent alors la vie par centaine, ce qui n’arrange pas leur sort compte tenu des autres menaces qu’ils encourent comme la destruction de leur habitat ou l’utilisation généralisée des pesticides. Ce qui vient déséquilibrer un maillon essentiel de la chaîne alimentaire.

À Hegalaldia, nous avons décidé d’agir et c’est pour cela que nous vous proposons de nous signaler toute constatation de collisions depuis un formulaire électronique afin d’appuyer et d’améliorer les demandes d’aménagement du territoire en faveur du passage des espèces animales dans leur globalité.

Alors, dans les Pyrénées-Atlantiques, si vous rencontrez une zone qui attire votre attention par son taux de mortalité élevé à cause des activités humaines, vous pouvez nous la signaler par le biais de notre formulaire en ligne.

Logo du projet Stop Impact

La reproduction

Concernant la reproduction des grenouilles et crapauds, on note la présence d’un accouplement mais la fécondation est externe et dans l’eau. Les mâles s’accrochent aux femelles avec leurs pattes pendant l’accouplement et viennent déposer leurs spermatozoïdes en fonction de la ponte de la femelle. Pour l’anecdote les grenouilles perdent leurs œufs en paquet, alors que ceux des crapauds sont pondus en ruban.

De grosses quantités sont alors présentes, leurs prédateurs étant nombreux. La spécificité vient du mâle Crapaud accoucheur (aussi connu sous le nom d’Alyte accoucheur) qui récupère le ruban des œufs pondus par la femelle en l’enroulant autour de ses pattes en se déplaçant jusqu’à l’éclosion.

Pontes de grenouille dans une mare

De l’œuf à l’adulte : La métamorphose

Les jeunes amphibiens abandonnent rapidement leur forme d’œuf pour donner vie à une larve connue sous le nom de têtard ! Appelé ainsi à cause de la grosseur de sa tête. Il ne possède qu’une nageoire caudale. Il ira alors se fixer à une herbe aquatique et respirer uniquement par la peau. Au bout du troisième jour, il va nager librement avec une organisation interne semblable à celle d’un poisson puis en 15 jours son système respiratoire est celui du’un poisson osseux. Enfin, les pattes apparaissent en commençant par celles de l’arrière et finissent par perdre leur queue.

Têtard en pleine croissance

Ainsi, à l’avenir, quand vous entendrez un coassement ou que vous verrez un bond furtif dans un point d’eau, vous penserez à ces petits animaux trop souvent oubliés.

Nourrir les oiseaux en hiver

Mésange bleue et Pic épeiche sur un distributeur de graines

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque année, à l’approche de la saison hivernale, certaines espèces ont pour coutumes de partir en migration. Les grues ou les hirondelles en sont un parfait exemple. Ces espèces migratrices préfèrent passer l’hiver dans une région du globe où le climat sera plus clément et où les ressources alimentaires seront plus abondantes.

Mais il est important de se souvenir que certaines espèces demeurent dans nos régions durant ces « mauvais » jours. Les passereaux de nos jardins en faisant bien entendu partie. Qu’il s’agisse simplement d’une coutume ou d’un réel désir d’aider ces animaux, l’utilisation de mangeoires à oiseaux devient fréquente.

Cette pratique devient aujourd’hui une aide importante pour nos amis à plumes qui subissent indéniablement un impact grandissant des activités humaines. Cependant, l’utilisation de mangeoires n’est pas à prendre à la légère. Il existe un certain nombre de règles et/ou de conseils à suivre durant l’hiver que nous vous proposons de lister dans cet article.

Nourrir quand ?

Mésange charbonnière sur une mangeoire

Bien entendu, le nourrissage des oiseaux ne doit pas s’effectuer toute l’année. Les oiseaux peuvent aisément trouver de la nourriture en période printanière et estivale, il est donc important de ne pas les rendre dépendant de l’homme.

Nous privilégions donc un nourrissage en mangeoire à partir du mois de novembre, avec l’arrivée du froid, jusqu’à la fin mars au plus tard ! Dès le retour des beaux jours pourra ainsi être interrompu.

Attention ! Une fois que vous commencez à nourrir les oiseaux, il est essentiel de ne pas vous interrompre jusqu’à l’arrivée du printemps. En effet, les oiseaux s’habituant à une ressource alimentaire pourraient être mis en difficulté, voire en danger, si cette ressource venant à disparaître subitement.

Nourrir avec quoi ?

Chardonneret élégant sur un distributeur de graines

Il est important de se souvenir d’une chose essentielle : les oiseaux ont des régimes alimentaires qui leur sont propres ! Nous retrouverons donc chez nous des oiseaux granivores (mangeurs de graines), frugivores (mangeurs de fruits) et insectivores (mangeurs d’insectes).

Toute nourriture salée, cuite ou cuisinée est donc à proscrire. Le pain ne faisant pas exception car une fois ingéré il gonfle et perturbe la digestion des oiseaux.

Rassurez-vous, les oiseaux insectivores peuvent aisément se replier sur les graines en hiver, les insectes étant difficiles à trouver. Nous pourrons donc nourrir nos petits protégés en utilisant des mélanges de graines et des fruits.

Mésange nonnette qui mange dans une main

Les mélanges de graines « à décortiquer » ou les mélanges pour tourterelles feront parfaitement l’affaire. Les graines de tournesol sont également des plus appréciées, notamment par les mésanges.

Les fruits quand à eux sont appréciés des turdidés (merles, grives…). Notez cependant que ces derniers préfèrent s’alimenter au sol. Donc si vous avez un fruit abîmé que vous souhaiter donner aux oiseaux, mettez-le simplement au sol dans votre jardin, les merles en feront leur affaire.

Enfin, les boules de graisse, best-seller du rayon d’aliment pour oiseaux, restent un source de nourriture intéressante car elles apportent une ressource en matière grasse en plein hiver. Mais il est important de ne pas tout miser là-dessus. De plus, il est préférable de disposer les boules de graisse sans leur filet, ces derniers pouvant être cause d’accidents.

Jamais sans un peu d’eau !

Rougegorge familier prenant un bain

En été ou en hiver, un point d’eau est essentiel pour les oiseaux. L’eau est difficile à trouver par forte chaleur ou lorsque cette dernière gèle. N’oubliez donc pas de proposer un point d’eau pour que les oiseaux puissent s’abreuver voire se baigner.

Bien entendu cette eau devra être changée régulièrement afin de ne pas favoriser le développement de bactéries.

Une mangeoire, ça se nettoie !

Eh oui ! Une mangeoire est un lieu de passage pour bon nombre d’individus, il est donc plus qu’habituel que des maladies s’y développent. Comme par exemple la salmonellose ou l’aspergillose. Des maladies qui, si elles sont contractées par les oiseaux, peuvent entraîner la mort. Il serait dommage qu’en voulant bien faire, vous fassiez plus de mal que de bien…

Pas de panique pour autant. Vous n’avez pas besoin de produits chimiques pour nettoyer une mangeoire. Munissez-vous d’une brosse, d’eau chaude, de vinaigre blanc et d’huile de coude, et au minimum une fois par mois nettoyez bien la mangeoire.

Quelle mangeoire et à quel endroit ?

Mangeoire de type plateau couvert

Il existe bien sûr une multitude de types et de forme de mangeoire. D’autant que vous pourrez aussi bien trouver ces mangeoires dans le commerce ou les confectionner vous-même.

Les plateaux sont d’une façon générale une valeur sûre. Ces derniers permettent de mettre divers aliments ainsi qu’une coupelle d’eau. Les oiseaux peuvent également s’y retrouver en nombre et s’y tolèrent. Nous privilégierons cependant un plateau couvert (avec un toit). Cela permettra à la nourriture de ne pas s’abîmer avec la pluie et limitera par la même occasion le développement de maladie.

Les distributeurs de graines et de boules de graisse sont également intéressants. En disposer un dans le jardin en plus d’une mangeoire peut tout à fait se faire.

Chat domestique dans une mangeoire

Enfin, l’emplacement de la mangeoire doit également être pensé judicieusement. N’oublions pas que les oiseaux sont moins attentifs lorsqu’ils se nourrissent. Il est donc important que la mangeoire se trouve dans une zone ouverte éloignée d’éventuels murets ou haies. Les oiseaux pourront ainsi se nourrir tout en observant leurs potentiels prédateurs. Eh oui, bien qu’on l’apprécie, le chat domestique reste le principale prédateur de notre faune du jardin.

Observez les !

N’hésitez pas à tenir compte de toutes ces petites notions qui ne sont pas là pour vous compliquer la tâche mais pour aider nos amis au mieux.

Mais surtout, profitez-en ! Une mangeoire est attractive pour les oiseaux, il s’agit donc d’un lieu de passage continu pour nos passereaux. L’occasion de pouvoir les observer facilement et d’apprendre à reconnaître les différentes espèces qui fréquentent votre jardin. Sortez votre guide ornithologique et vos jumelles, et profitez du spectacle.

La migration des oiseaux

Ça y est, l’heure à sonné pour les oiseaux migrateurs. Ils ont passé le printemps et l’été au « Nord » pour élever les poussins et profiter des jours longs et agréables de la saison estivale… désormais un grand voyage les attend, des milliers de kilomètres pour certains ! Ils vont rejoindre la chaleur des pays du « Sud » pour y passer l’hiver.

Les périodes de migrations

L’oiseau migrateur a en quelque sorte une horloge interne qui lui dit quand partir. C’est en fait une hormone, la mélatonine qui en augmentant, déclenche le départ. Chaque année le cycle se répète à peu près de la même façon ; par contre, évidemment, les conditions climatiques, la diminution de la longueur des jours et la raréfaction de nourriture sont des facteurs qui décalent le départ. C’est en automne que la plupart des nos oiseaux terrestres nichant en Europe s’en vont ! On l’appelle la migration post nuptiale. La période s’étale d’août à novembre. Les retours sont à prévoir au printemps, beaucoup arrivent fin mars. Sachez tout de même que chaque individu est différent, même au sein d’une même espèce, certains arriveront plus tard, on observe des retours jusqu’à la fin du mois de mai.

Migration des Cigognes blanches

Quels oiseaux migrent ?

Quand nous parlons de la migration chez les oiseaux, nous parlons des comportements de l’ensemble d’une espèce. Sachez qu’il existe, chez les oiseaux, des espèces sédentaires, des espèces qui migrent que partiellement et enfin les migrateurs. Un oiseau est sédentaire quand il passe toute l’année sur le même territoire. Prenons l’exemple de la Mésange charbonnière qui change son régime alimentaire pour rester au même endroit tout au long de l’année ou du Geai des chênes qui enterre sa nourriture sous la neige ; le Moineau domestique également s’est sédentarisé, car il trouve, dans nos villes et villages, une grande quantité de nourriture : plus besoin de migrer !

Un Moineau domestique en ville

Si au sein d’une même population, seule une partie des oiseaux effectue une migration, on dit que ce sont des migrateurs partiels, par exemple les Fauvettes à tête noire migrent à l’automne, sauf quelques-unes qui passent l’hiver dans des régions froides.

Pour les autres, c’est le grand voyage chaque année, nous pouvons observer par exemple les Hirondelles de fenêtre qui parcourent près de 10 000 kilomètres pour rejoindre le Sud, également la Grive musicienne qui peut en une seule journée parcourir plus de 500 kilomètres. Chez les rapaces, nous avons par exemple le Balbuzard pêcheur qui met environ 40 jours pour arriver sur sa zone d’hivernage. Le Grand labbe lui prend son temps pour arriver et parcours « seulement » 2000 kilomètres …

Un Balbuzard pêcheur en vol

Avant le grand départ

Et oui, une grande préparation s’impose pour nos amis avant le grand départ ! Le voyage est long et plein d’obstacles, et il demande énormément d’énergie, il faut donc prendre en compte plusieurs paramètres auparavant. Dans un premier temps chaque individu fait des réserves qu’il stocke en graisse et en muscle pour être plus fort, il peut jusqu’à doubler son poids. Par exemple, nous avons le Phragmite des joncs qui passe de 11 à 24 grammes ! Cette période peut durer presque deux semaines, il s’agit de la « phase d’agitation » avant le voyage.
Il y a aussi tout un plan de vol à prévoir inscrit dans leurs gênes depuis des générations. Les oiseaux vont « organiser » leur temps de vol, la durée des étapes, le nombre de kilomètres à parcourir …

Un Phragmite des joncs

Pendant le voyage

Les oiseaux sont stratégiques quant au choix de déplacement. Ils volent en fonction du vent, de la température, ils choisissent une altitude précise en fonction de la météo, ils peuvent même choisir de marcher sur certains endroits… Egalement certains migrent la nuit pour éviter les prédateurs, d’autres inversement. Sachez aussi qu’ils ont une sorte de boussole interne qui leur permet de s’orienter !

Durant leur voyage, les oiseaux font face à un grand nombre de dangers. C’est pendant cette période que la mortalité est la plus élevée. Chaque étape de ravitaillement est dangereuse et possiblement mortelle car inconnue. Par exemple chez les passereaux, c’est à se moment-là qu’ils se font le plus prédater par les rapaces. Il y a également le climat qui peut être redoutable : un oiseau marin est susceptible de croiser pendant son périple une grosse tempête ou un passereau peut se retrouver désorienté à cause du vent.

Immanquablement, le facteur humain rentre en jeu : les lignes électriques, la pollution, les déchets en mer, les véhicules, la chasse, les chats et chiens domestiques… sont autant d’obstacles qui mettent en péril la vie des oiseaux migrateurs.

Mais où vont-ils ?

La plupart des individus quittant l’Europe pour l’hiver vont en Afrique, beaucoup au Maghreb mais certains traversent le Sahara pour rejoindre l’extrême sud. Il existe bien évidement de nombreuses exceptions comme le Pouillot verdâtre par exemple qui lui va en Asie. C’est une migration qui emprunte des axes complètement différents. Nous avons aussi des oiseaux qui restent en Europe. Ils descendent seulement jusqu’au sud de l’Espagne comme certaines Cigognes.

Sachez de plus que d’autres espèces comme certains échassiers et anatidés par exemple hivernent chez nous en France, le climat y est doux et adapté ! Ces derniers descendent ainsi de l’Europe du Nord et de l’Est.

Anatidés dans leur zone d’hivernage

Le hérisson face à l’hiver

Tout le monde les connaît, nous trouvons ces petites boules de piquants trop mignonnes, ce sont les Hérissons d’Europe ( Erinaceus europaeus ). Mignons, sympathiques et très utiles, ce petit mammifère pourrait, avec plaisir, et dans de bonnes conditions, occuper votre jardin cet hiver !

Hivernation

Il faut savoir qu’en hiver, le hérisson met en place un processus pour économiser ses forces. On dit qu’il hiverne ! Il va ralentir son organisme et passer quasiment tout son temps à dormir bien au chaud. Notre ami perdra donc en moyenne 2 grammes de graisse par jour car il va sortir peu de fois pour s’alimenter. On peut affirmer qu’un hérisson de moins de 600 grammes n’aura que très peu de chances d’avoir les ressources nécessaires pour se réveiller à la fin de la période hivernale.

Jeunes hérissons trop petits pour se débrouiller seuls

Aidons-le à se nourrir !

Pour eux, cette période est synonyme de raréfaction de la nourriture, c’est donc pour cela que s’ils y sont invités, ils aimeront l’hospitalité de votre jardin. Ils trouveront quelques escargots, limaces, vers de terre, et autres « bestioles » à consommer, ainsi tout le monde sera content !

Vous pouvez mettre à disposition au coin de votre jardin, des croquettes pour chat (sans poisson ni lait) ainsi qu’une gamelle d’eau changée régulièrement. Si vous le souhaitez, ils adorent également la pâtée pour chat. Les aider à s’alimenter va leur permettre de ne pas avoir besoin d’aller chasser trop loin sous les intempéries et de ne pas se mettre en danger !

Arranger un abri

Le hérisson se fabrique un abri avec du feuillage, de l’herbe et des brindilles qu’il tasse, il s’y installe et fait des petits bonds pour rendre le tout étanche. Cependant, vous pouvez lui en fabriquer un, surtout s’il n’y a pas de sous-bois à côté de chez vous. Un joli tas de bois avec une cavité en dessous sera un excellent cocon ! Une caisse pour transporter le vin, un vieux clapier à lapins ou encore des parpaings recouverts d’une planche sera très confortable aussi. Toujours avec des feuilles à l’intérieur, pourquoi pas y mettre une couverture et surtout que le tout soit étanche. Nos amis seront très contents de cette amabilité et de ce lit douillet.

Exemples d’abris pour les hérissons

Au centre de soins

Dans tous les cas, si vous avez des doutes, si vous le voyez en pleine journée, si vous n’avez pas la possibilité de réaliser une cabane, également si l’animal est très petit ou blessé, n’hésitez pas à contacter le centre de soins le plus proche de chez vous ! Vous pourrez avoir des conseils précieux et nos amis les hérissons pourront être pris en charge.

Histoire de vautours

Cet été, nous allons apprendre à connaître les Vautours fauves. Ils nous en arrivent beaucoup au centre de soins à cette période de l’année et ce jusqu’au mois d’octobre. Nous allons essayer de comprendre pourquoi il y a autant d’accueils et approfondir nos connaissances sur cette espèce méconnue.

Le Vautour fauve est un grand rapace nécrophage qui habite les paysages ouverts comme les falaises ou les montagnes avec des dénivelés importants. On le trouve au niveau mondial en Eurasie et en Afrique. En France, il est présent surtout dans les Pyrénées-Atlantique et les Hautes-Pyrénées.

On le reconnaît en vol par sa grande taille avec ses ailes très larges divisées en folioles ressemblant aux doigts d’une main. Sa tête est blanche duvetée, installée sur un cou étroit et long. Il a une grosse collerette semblable à une crinière. L’ensemble de sa poitrine est brun et les plumes sont plus foncées. Il pèse environ 8 kilos et a une envergure de plus de 2,50 mètres !

Relâcher de Vautours fauves au mont d’Artzamendi en 2016

Un bébé inexercé

En ce début août, il est temps (ou presque) pour nos amis de sortir du nid ! Récapitulons, l’accouplement de ces rapaces se fait en décembre, il précède l’arrivée d’un seul et unique œuf au mois de janvier. Les parents le gardent bien au chaud jusqu’à début avril. Ensuite le jeune a besoin de quasiment quatre mois pour appréhender son premier vol.

Ce qui nous amène à aujourd’hui, tout ça quelque peu étalé, la période peut finir en octobre. Malgré son envergure d’adulte, le jeune est inexpérimenté et a quelquefois un premier vol lourd et maladroit. Ces grands téméraires n’ont pas toujours l’expérience ou la lucidité d’emprunter les courants d’airs ascendants, et dans ce cas c’est presque à chaque fois la chute.

Relâcher de Vautours fauves au mont Artzamendi en 2016

Son arrivée au centre de soins

Cet été, nous avons pratiquement tous les jours le signalement d’un vautour trouvé au sol n’arrivant plus à s’envoler. Beaucoup nous viennent des Gorges de Kakouetta, de Saint-Etienne-de-Baïgorry ou d’Itxassou. Ces endroits sont stratégiques pour les vautours car ils sont nés sur les monts surplombant ces communes. Quand ils tentent leur premier vol, ils atterrissent au milieu du village ou au fond des gorges. Malheureusement, ils n’auront pas assez d’espace pour faire un second essai.

C’est à ce moment là que notre équipe va les chercher. Le déplacement peut prendre une journée entière.

Après ces aventures nos amis sont entre les mains des soigneurs. Ils sont examinés pour contrôler s’il n’y a pas de fractures ou de plumes abîmées. Ensuite si tout va bien, nous les mettons en volière extérieure pour leur permettre de reprendre des forces, bien s’alimenter, cohabiter avec d’autres congénères et appréhender leur second vol.

Enfin nous pouvons les relâcher dans un endroit adapté et bien dégagé pour qu’ils puissent retrouver leur liberté !

Arrivée de vautours fauves en volière extérieure de 50 mètres au centre de sauvegarde

Ma vie d’adulte

Ces rapaces, trop gros pour porter leur poids, utilisent les courants ascendants pour voler : les thermiques. Ils ne battent presque pas des ailes, ils se laissent planer à la recherche de nourriture.

Le vautour fauve est indispensable dans la chaîne alimentaire, c’est un grand nettoyeur de la nature ! Il est strictement charognard, il mange seulement des cadavres, surtout ceux de gros animaux comme des vaches, des brebis, des cochons…

Pour repérer une carcasse, ils sont toute une troupe, chacun couvrant une trentaine de kilomètres avec leurs yeux, ils peuvent ratisser un immense territoire chaque jour. Dès qu’un individu trouve une victuaille, les autres le rejoignent très vite en le voyant descendre au sol.

Quelquefois ces oiseaux ne trouvent pas de nourriture pendant plusieurs jours, c’est donc le plus affamé qui commence le festin en premier. Ils peuvent être une cinquantaine sur le même repas ! Grâce à leur long cou, ils s‘introduisent dans la bête et mangent jusqu’à 1,5 kilo de viande.

Ensuite ils vont se laver et se reposer en colonie pas très loin en sautillant, jusqu’à la prochaine recherche.

Vautours fauves se disputant le repas apporté par nos soigneurs en volière extérieure

Le vautour fait partie des espèces protégées, il est donc important de prendre soin de son habitat et de son mode de vie. Si vous voyez un vautour en difficulté, n’hésitez pas à appeler le centre de soins le plus proche de chez vous ! Notre ami griffon vous remerciera !

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