Catégorie : Actualités d’ici et d’ailleurs

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Le hérisson face à l’hiver

Tout le monde les connaît, nous trouvons ces petites boules de piquants trop mignonnes, ce sont les Hérissons d’Europe ( Erinaceus europaeus ). Mignons, sympathiques et très utiles, ce petit mammifère pourrait, avec plaisir, et dans de bonnes conditions, occuper votre jardin cet hiver !

Hivernation

Il faut savoir qu’en hiver, le hérisson met en place un processus pour économiser ses forces. On dit qu’il hiverne ! Il va ralentir son organisme et passer quasiment tout son temps à dormir bien au chaud. Notre ami perdra donc en moyenne 2 grammes de graisse par jour car il va sortir peu de fois pour s’alimenter. On peut affirmer qu’un hérisson de moins de 600 grammes n’aura que très peu de chances d’avoir les ressources nécessaires pour se réveiller à la fin de la période hivernale.

Jeunes hérissons trop petits pour se débrouiller seuls

Aidons-le à se nourrir !

Pour eux, cette période est synonyme de raréfaction de la nourriture, c’est donc pour cela que s’ils y sont invités, ils aimeront l’hospitalité de votre jardin. Ils trouveront quelques escargots, limaces, vers de terre, et autres « bestioles » à consommer, ainsi tout le monde sera content !

Vous pouvez mettre à disposition au coin de votre jardin, des croquettes pour chat (sans poisson ni lait) ainsi qu’une gamelle d’eau changée régulièrement. Si vous le souhaitez, ils adorent également la pâtée pour chat. Les aider à s’alimenter va leur permettre de ne pas avoir besoin d’aller chasser trop loin sous les intempéries et de ne pas se mettre en danger !

Arranger un abri

Le hérisson se fabrique un abri avec du feuillage, de l’herbe et des brindilles qu’il tasse, il s’y installe et fait des petits bonds pour rendre le tout étanche. Cependant, vous pouvez lui en fabriquer un, surtout s’il n’y a pas de sous-bois à côté de chez vous. Un joli tas de bois avec une cavité en dessous sera un excellent cocon ! Une caisse pour transporter le vin, un vieux clapier à lapins ou encore des parpaings recouverts d’une planche sera très confortable aussi. Toujours avec des feuilles à l’intérieur, pourquoi pas y mettre une couverture et surtout que le tout soit étanche. Nos amis seront très contents de cette amabilité et de ce lit douillet.

Exemples d’abris pour les hérissons

Au centre de soins

Dans tous les cas, si vous avez des doutes, si vous le voyez en pleine journée, si vous n’avez pas la possibilité de réaliser une cabane, également si l’animal est très petit ou blessé, n’hésitez pas à contacter le centre de soins le plus proche de chez vous ! Vous pourrez avoir des conseils précieux et nos amis les hérissons pourront être pris en charge.

Histoire de vautours

Cet été, nous allons apprendre à connaître les Vautours fauves. Ils nous en arrivent beaucoup au centre de soins à cette période de l’année et ce jusqu’au mois d’octobre. Nous allons essayer de comprendre pourquoi il y a autant d’accueils et approfondir nos connaissances sur cette espèce méconnue.

Le Vautour fauve est un grand rapace nécrophage qui habite les paysages ouverts comme les falaises ou les montagnes avec des dénivelés importants. On le trouve au niveau mondial en Eurasie et en Afrique. En France, il est présent surtout dans les Pyrénées-Atlantique et les Hautes-Pyrénées.

On le reconnaît en vol par sa grande taille avec ses ailes très larges divisées en folioles ressemblant aux doigts d’une main. Sa tête est blanche duvetée, installée sur un cou étroit et long. Il a une grosse collerette semblable à une crinière. L’ensemble de sa poitrine est brun et les plumes sont plus foncées. Il pèse environ 8 kilos et a une envergure de plus de 2,50 mètres !

Relâcher de Vautours fauves au mont d’Artzamendi en 2016

Un bébé inexercé

En ce début août, il est temps (ou presque) pour nos amis de sortir du nid ! Récapitulons, l’accouplement de ces rapaces se fait en décembre, il précède l’arrivée d’un seul et unique œuf au mois de janvier. Les parents le gardent bien au chaud jusqu’à début avril. Ensuite le jeune a besoin de quasiment quatre mois pour appréhender son premier vol.

Ce qui nous amène à aujourd’hui, tout ça quelque peu étalé, la période peut finir en octobre. Malgré son envergure d’adulte, le jeune est inexpérimenté et a quelquefois un premier vol lourd et maladroit. Ces grands téméraires n’ont pas toujours l’expérience ou la lucidité d’emprunter les courants d’airs ascendants, et dans ce cas c’est presque à chaque fois la chute.

Relâcher de Vautours fauves au mont Artzamendi en 2016

Son arrivée au centre de soins

Cet été, nous avons pratiquement tous les jours le signalement d’un vautour trouvé au sol n’arrivant plus à s’envoler. Beaucoup nous viennent des Gorges de Kakouetta, de Saint-Etienne-de-Baïgorry ou d’Itxassou. Ces endroits sont stratégiques pour les vautours car ils sont nés sur les monts surplombant ces communes. Quand ils tentent leur premier vol, ils atterrissent au milieu du village ou au fond des gorges. Malheureusement, ils n’auront pas assez d’espace pour faire un second essai.

C’est à ce moment là que notre équipe va les chercher. Le déplacement peut prendre une journée entière.

Après ces aventures nos amis sont entre les mains des soigneurs. Ils sont examinés pour contrôler s’il n’y a pas de fractures ou de plumes abîmées. Ensuite si tout va bien, nous les mettons en volière extérieure pour leur permettre de reprendre des forces, bien s’alimenter, cohabiter avec d’autres congénères et appréhender leur second vol.

Enfin nous pouvons les relâcher dans un endroit adapté et bien dégagé pour qu’ils puissent retrouver leur liberté !

Arrivée de vautours fauves en volière extérieure de 50 mètres au centre de sauvegarde

Ma vie d’adulte

Ces rapaces, trop gros pour porter leur poids, utilisent les courants ascendants pour voler : les thermiques. Ils ne battent presque pas des ailes, ils se laissent planer à la recherche de nourriture.

Le vautour fauve est indispensable dans la chaîne alimentaire, c’est un grand nettoyeur de la nature ! Il est strictement charognard, il mange seulement des cadavres, surtout ceux de gros animaux comme des vaches, des brebis, des cochons…

Pour repérer une carcasse, ils sont toute une troupe, chacun couvrant une trentaine de kilomètres avec leurs yeux, ils peuvent ratisser un immense territoire chaque jour. Dès qu’un individu trouve une victuaille, les autres le rejoignent très vite en le voyant descendre au sol.

Quelquefois ces oiseaux ne trouvent pas de nourriture pendant plusieurs jours, c’est donc le plus affamé qui commence le festin en premier. Ils peuvent être une cinquantaine sur le même repas ! Grâce à leur long cou, ils s‘introduisent dans la bête et mangent jusqu’à 1,5 kilo de viande.

Ensuite ils vont se laver et se reposer en colonie pas très loin en sautillant, jusqu’à la prochaine recherche.

Vautours fauves se disputant le repas apporté par nos soigneurs en volière extérieure

Le vautour fait partie des espèces protégées, il est donc important de prendre soin de son habitat et de son mode de vie. Si vous voyez un vautour en difficulté, n’hésitez pas à appeler le centre de soins le plus proche de chez vous ! Notre ami griffon vous remerciera !

Pensez aux points d’eau !

En cette saison estivale, les journées vont être relativement chaudes voir caniculaires… il faut donc penser à s’hydrater ! 💧

Et ce qui vaut pour nous vaut aussi pour nos amis de la faune sauvage : mammifères et oiseaux qui passent dans votre jardin seront bien heureux d’y trouver un point d’eau pour s’hydrater et se rafraîchir.

Les petits mammifères comme les hérissons se satisferont de petites gamelles d’eau posées au sol. Si vous êtes du genre généreux et que vous souhaitez aménager un bac, pensez à une solution pour qu’ils en sortent avec une pierre par exemple… En ce que concerne nos amis à plumes, privilégiez un point d’eau en hauteur où les prédateurs ne pourront pas les atteindre. ;)

Notez bien, que l’eau stagnante est également le milieu de prédilection des larves de moustiques ! N’oubliez donc pas de changer l’eau régulièrement.

Avec la chaleur, il se peut que vous aperceviez des bébés martinets ou hirondelles à terre. Leur nid étant souvent sous les toitures, il y fait alors une chaleur bouillante et les petits se laissent tomber pour retrouver un peu d’air, ils se blessent et les parents ne peuvent pas les récupérer… N’hésitez pas à nous appeler si vous rencontrez un bébé hors du nid.

Merci pour eux !

Aidons les pollinisateurs

Tandis que nous estimons aujourd’hui que 70% des plantes cultivées pour notre usage alimentaire sont dépendantes des insectes pollinisateurs, jamais les populations d’insectes n’ont été autant menacées.

Entre la diminution des prairies fleuries et l’usage intensif de produits phytosanitaires, les insectes n’ont que peu de zones refuges pour vivre et s’alimenter.

Qu’il s’agisse de papillons, de mouches, d’abeilles ou même de coléoptères, les espèces pollinisatrices ne manquent pas. Et pourtant de récentes études montrent que 40% des espèces d’insectes sont aujourd’hui menacées, et que nous constatons une diminution des effectifs d’environ 2,5% par an.

Cucurbitacées, fruits rouges, arbres fruitiers… beaucoup de nos plantes comestibles ont besoin de ces insectes pollinisateurs pour se reproduire et par conséquent donner des fruits.

Alors si vous souhaitez aider ces insectes d’une grande importance pour notre végétation et notre alimentation, il existe quelques petits conseils que nous vous proposons ici :

Utilisez votre herbe coupée comme paillage pour votre potager ou vos arbustes, le bourdon sera par exemple ravi de s’y installer pour hiverner

Privilégiez les fleurs sauvages dans votre jardin, de simples pâquerettes et pissenlits feront le bonheur des syrphes

Un composte ou un tas de bois mort dans un coin de votre jardin apportera de la nourriture et un abri aux larves du Cétoine doré, ces dernières ne s’attaquent pas aux plantes du potager et l’adulte est un très bon pollinisateur

– Enfin, il vous est bien sûr possible d’acheter ou de construire un hôtel à insectes qui pourra héberger bon nombre d’espèces en quête d’un abri pour pondre ou hiverner

Pensez à eux, ils le méritent bien ! 

Animaux blessés, que faire ?

Contacter un centre de soins

Avant toute intervention, il est préférable de contacter un centre de soins afin d’être conseillé au mieux. Pour en connaître les coordonnées, nous vous invitons à cliquer ICI où vous pourrez trouver tous les centres de soins du pays grâce à notre carte interactive.

Si vous êtes dans les Pyrénées-Atlantiques, le sud des Landes ou dans des Hautes-Pyrénées, contactez le centre de soins de la faune sauvage de l’association Hegalaldia, joignable au 05 59 43 08 51 ou au 06 76 83 13 31. Nous assurons une permanence téléphonique 7j/7 de 8h à 18h en période hivernale et de 8h à 20h en période estivale.

Si vous êtes en déplacement et que vous n’avez aucun moyen de trouver le centre le plus proche, n’hésitez pas à vous rapprocher de nous pour que nous puissions vous rediriger vers un autre centre. N’hésitez pas également à enregistrer le numéro du centre de soins le plus proche de chez vous dans votre téléphone !

Comment savoir si je dois agir ?

OISEAUil ne vole pas. Un oiseau qui ne vole pas a certainement une blessure, même non visible, et pour lui, ne pas pouvoir voler le confronte à certains dangers comme la prédation, la route ou encore le fait de ne pas pouvoir s’alimenter correctement.

 HÉRISSON : s’il est sorti en pleine journée, cela peut être dû au fait qu’il a été dérangé de sa cachette, mais généralement c’est un hérisson en détresse. A l’approche de l’hiver, nous accueillons tous les hérissons de moins de 650 grammes car en dessous de ce poids, ils n’ont que très peu de chances de passer l’hiver.

JEUNES : s’il n’y a aucun danger immédiat (route, prédateur…), le mieux est de le surveiller durant quelques heures afin de voir si les parents reviennent. Certaines espèces ont tendance à s’éloigner de leurs parents, à tenter un envol du nid, mais les parents s’en occupent toujours. C’est notamment le cas des Chouettes hulottes ou des Merles noirs. Si le jeune paraît blessé, qu’il y a un danger potentiel à proximité ou que vous n’avez aucun signe des parents, vous pouvez le récupérer pour le confier à un centre de soins.

VAUTOUR : il peut s’agir d’un jeune ayant seulement raté son envol et qui va repartir dans les minutes/heures qui suivent. Attention à ne pas s’approcher de trop près ! S’il est blessé ou en état de faiblesse, on vous demandera si vous pouvez rester pour le surveiller le temps que nous trouvions une solution pour qu’une personne se rende sur place.

CHAUVE-SOURISne surtout pas la manipuler à mains nues ! Contactez un centre de soins avant de faire quoi que ce soit !

L’ANIMAL SE LAISSE APPROCHER : cela peut être synonyme de blessure ou de faiblesse importante.

BLESSURE APPARENTE : cela nécessite des soins spécifiques que seul un centre de soins peut lui apporter.

Comment attraper et conditionner l’animal ?

1. On prend une serviette assez épaisse (surtout pour un hérisson) et on se place derrière l’animal

2.On recouvre l’animal de la serviette, même la tête ! Être dans l’obscurité diminue le stress des animaux sauvages.

3. Pour l’attraper, si c’est un oiseau, on plaque délicatement ses ailes contre son corps pour éviter de le blesser et on le tient fermement, sans trop le serrer.

4. On le place dans un carton adapté et fermé, et on y fait des trous pour que l’air puisse circuler. Un carton trop grand peut causer des blessures à l’animal s’il se débat à l’intérieur. On n’hésite pas à placer un torchon ou une serviette au fond pour qu’il soit plus à l’aise et cela permet aux mammifères de se cacher.

5. On place une bouteille sous la serviette, remplie d’eau chaude (non bouillante), afin de réchauffer l’animal. Après un traumatisme, un animal sauvage peut tomber en hypothermie, lui apporter une source de chaleur peut lui sauver la vie.

6. On laisse le carton dans un lieu calme et, si possible, à l’abri de la lumière.

Si l’animal présente des pontes de mouches ou asticots : ne surtout pas lui rajouter de bouillotte, cette dernière ne fera que développer les pontes plus rapidement. En revanche, on peut prendre une pince à épiler pour les lui retirer, cela peut le sauver.

Les choses à ne pas faire

• Donner à manger ou à boire à l’animal : si l’animal est en hypothermie, son système digestif ne fonctionne plus aussi bien, le faire manger peut donc aggraver son état, voire le condamner.

• Regarder sur internet : n’importe qui peut marquer ce qu’il veut sur internet. Les centres de soins ont du personnel qualifié et seront les plus à même de répondre à vos questions et vous donner des conseils.

• Déplacer un nid habité : si l’arbre ou la haie qui doit être abattu est habité par un nid (notamment le nid d’une espèce protégé) il est interdit de le déplacer. Si l’arbre a déjà été abattu et que vous vous apercevez du nid trop tard, il faut essayer de remettre le nid dans un endroit sécurisé aussi près que possible de l’ancien.

• Exposer l’animal et le montrer à tout le monde : cela stresse l’animal et aggrave son état. De plus, certains animaux sont plus cardiaques que d’autres. Même en centre de soins nous essayons de manipuler le moins possible les animaux.

• S’amuser avec l’animal : un animal domestique peut avoir un comportement inattendu, c’est d’autant plus vrai pour un animal sauvage qui perçoit l’Homme comme un prédateur.

• Garder le bec d’un oiseau fermé : certains oiseaux sont dépourvus de narines et respirent donc par le bec. Leur fermer le bec, que cela soit avec une corde ou un tissu, peut mener à une asphyxie et donc à la mort de l’oiseau.

• Mettre l’animal dans un sac plastique : au-delà du fait que cela ne soit pas agréable pour l’animal, cela peut le faire suffoquer. De plus, un carton est plus sûr, le plastique pouvant être déchiré par l’animal.

• Garder l’animal plusieurs jours ou semaines et ne pas contacter de centre de soins : chaque espèce a besoin d’une attention spécifique ainsi qu’un environnement et de la nourriture adaptés. Le personnel des centres de soins a suivi des formations pour apprendre tout cela. De plus, la détention d’un animal sauvage nécessite des autorisations. Sans ces dernières, un particulier peut écoper d’une peine de prison allant jusqu’à 6 mois et d’une amende maximale de 9000€.

Connaissez-vous les oiseaux marins ?

Comme vous le savez, l’hiver est la saison la plus critique pour nos amis les oiseaux marins. Mais qui sont-ils ?

Sur nos côtes, vous pouvez facilement observer des espèces communes comme les goélands ou les mouettes, cependant il existe bon nombre d’espèces qui vivent toute l’année en pleine mer et qui ne vont à terres qu’en période de nidification, comme par exemple le Pingouin torda ou le Macareux moine qui sont de ce fait relativement discret et plus difficile à observer.

De par leur milieu de vie si spécifique, les oiseaux marins ont des caractéristiques qui leur sont propres : à commencer par leurs pattes palmées parfaitement adaptées au milieu marin qui les aident à se mouvoir avec beaucoup d’aisance en mer. On notera également leur étanchéité. En effet, comme presque tous les oiseaux, les oiseaux marins disposent d’une glande uropygienne. Cette dernière produit un mélange de corps gras et de cires dont ils enduisent leur plumage afin de l’entretenir et de le rendre parfaitement étanche. Cela leur permet notamment de flotter sur l’eau et de conserver une température corporelle stable, c’est pour cela que lorsqu’un oiseau marin est mazouté, il s’épuise et finit par s’échouer sur nos côtes : l’hydrocarbure affecte son étanchéité et il est obligé de lutter pour ne pas couler.

Selon l’espèce, ces oiseaux peuvent avoir deux façons de se nourrir. Principalement amateurs de poissons, ils peuvent soit le pêcher lorsqu’un banc de poissons passe en surface ou alors plonger en profondeur. Les laridés (goélands, mouettes, sternes) vont par exemple privilégier la première option, tandis que les alcidés (guillemots, macareux) seront quant à eux d’habiles nager pouvant descendre à une vingtaines de mètres de profondeur. Mais il existe une technique plus subtile qu’utilise notamment le Grand labbe que l’on appelle le cleptoparasite qui consiste tout simplement à harceler un autre individu jusqu’à lui faire lâcher sa proie !

Se nourrir de poissons est aujourd’hui de plus en plus difficile pour nos amis marins, et cela principalement à cause la sur pêche qui entraîne une raréfaction des denrées alimentaires.

Mais après un bon repas, il faut également de quoi s’hydrater !

À savoir que les oiseaux marins n’ont pas besoin de revenir sur la côte pour trouver de l’eau car ils boivent tout simplement l’eau salée : en effet, ils ont une glande saline qui récupère le sel et leur permet de boire une eau filtrée. Cette glande saline a constamment besoin de garder un minimum de sel, c’est pour cela qu’un oiseau marin hydraté trop longuement avec de l’eau claire devra être stimulé et réhabitué à l’eau salée avant d’être remis en liberté, c’est également pour cela que les délais de soins et de captivité pour ces oiseaux sont relativement courts !

Toutes ses raisons font que les oiseaux marins requièrent des soins et des aménagements spécifiques, comme les « trampolines » (filet tendu servant de reposoir) pour éviter de laisser leurs pattes à même le sol et les blesser. Alors si vous trouvez un oiseau marin en détresse lors de vos promenades sur la côte, n’hésitez pas à nous appeler au plus vite pour que l’on vous donne les bons conseils et que l’on puisse le prendre en charge le plus rapidement possible !

L’hivernation du hérisson

Erinaceus europaeus, plus communément connu sous le nom de Hérisson d’Europe est un petit mammifère nocturne. Cette petite bête passe donc ses journées à dormir avant de sortir la nuit afin d’aller se nourrir. S’il sort pendant la journée, cela peut être parce qu’il a été dérangé dans son sommeil mais plus probablement qu’il est en difficulté. Si c’est le cas, le mieux pour lui est de contacter le centre de soins le plus proche afin d’avoir des conseils et qu’il soit pris en charge.

Le hérisson est un allié de force dans nos jardins ; en effet, son alimentation se compose notamment d’insectes, de limaces, d’escargots et de vers, ce qui fait de lui l’ami des jardiniers. Il peut également se nourrir de fruits, de baies, et cela peut arriver qu’il s’attaque à des serpents, des rongeurs, des lézards, des batraciens ou encore des oiseaux nichant à terre.

Du coup, lorsque l’hiver arrive et que les denrées se raréfient, le hérisson va entrer en période d’hivernation. C’est un procédé par lequel l’animal va ralentir son organisme et passer la quasi-totalité de son temps à dormir pour économiser ses forces. Durant cette période, le hérisson perdra en moyenne 2 grammes de graisse par jour, c’est pour cela qu’un hérisson de moins de 600 grammes n’aura que très peu de chances d’avoir les ressources nécessaires pour se réveiller à la fin de la période d’hivernation.

Mais comment l’aider ?

Vous pouvez mettre à disposition dans votre jardin des croquettes pour chat (sans poisson ni lait, les hérissons y étant intolérants) ainsi qu’une petite gamelle d’eau. Si vous le souhaitez, la pâtée pour chat est également une solution. Vous pouvez lui en laisser lorsqu’il hiverne car s’il ne fait pas le poids minimum pour passer l’hiver, il sera obligé de se réveiller pour aller se nourrir en urgence, quels que soient le temps et la météo.

Le hérisson est un professionnel quand il s’agit de se faire un nid ; après avoir récupéré du feuillage, de l’herbe et des brindilles, il se met à l’intérieur et fait des petits bonds pour tasser et rendre le tout étanche. Cependant, vous pouvez lui faire un petit abri au fond de votre jardin avec une caisse pour transporter le vin ou encore des parpaings recouverts d’une planche ou d’un bout de tôle, le tout avec des feuilles à l’intérieur et une bâche plastifiée pour rendre l’abri étanche ainsi qu’une petite ouverture, assez grande pour lui mais pas trop pour éviter qu’un animal ne le dérange.

Le Hérisson d’Europe est une espèce protégée mais malheureusement beaucoup de dangers les menacent tels que les collisions routières, les pesticides utilisés dans les jardins, la prédation des chiens, renards, hiboux… mais également les différents parasites et maladies comme les puces, les tiques, les asticots ou encore la teigne.

Les aider à passer l’hiver permet donc de réduire le taux de mortalité de ces petits compagnons de jardin, aussi mignons qu’utiles pour nos potagers.

Aider nos amis les passereaux

Comme vous le savez, durant la période hivernale il vous est possible d’aider les passereaux à trouver une source de nourriture. Nous allons voir ici les choses à faire et à éviter. ;)

Sachez que vous pourrez croiser dans vos jardins jusqu’à 40 espèces différentes de passereaux comme le moineau, le merle et le pic vert. Sans oublier les différentes espèces de mésanges, grives et autres pinsons ou verdiers.

Ces oiseaux, malgré qu’ils s’approchent de nos maisons, sont sauvages. Et c’est pour cela que l’on recommande de ne pas leur laisser de quoi manger à disposition toute l’année, mais seulement lors de la période hivernale, de fin novembre à début mars (au plus tard), car c’est à ce moment-là qu’ils auront le plus de mal à se nourrir. Pour le reste de l’année, il faut qu’ils sachent se nourrir tous seuls.

Il faut également respecter leur alimentation de base qui comprend des graines pour les oiseaux granivores (moineaux, pinsons, bouvreuils…), des fruits mûrs pour les frugivores comme le merle ou la grive, et même des insectes pour les insectivores comme la mésange ou le rouge-gorge. A savoir qu’en hiver, les insectivores deviennent granivores et se contenteront donc de graines. Parmi ces dernières, peuvent être mis à disposition par exemple des graines de tournesol, du maïs concassé ou encore du millet mais il existe plus simplement des mélanges pour tourterelles ou des graines à décortiquer.

Les boules de graisse, bien connues de tous, sont également une bonne source de nourriture par temps froid car elles apportent de la matière grasse. Il est cependant conseiller de ne pas utiliser les boules dans leurs filets. Des accidents peuvent parfois avoir lieu avec ces derniers lorsque les oiseaux s’y coincent les pattes. Vous pouvez donc privilégier les distributeurs à qui offrent un reposoir aux passereaux et rendent les filets inutiles.

Bien entendu, un point d’eau est indispensable aussi bien en été qu’en hiver. Quand la chaleur ou le froid domine, il est difficile de trouver de l’eau pour les passereaux.

 

ATTENTION ! Contrairement aux idées reçues, le pain n’est pas du tout bénéfique pour les oiseaux, et pour cause : le pain va gonfler lorsqu’ils vont boire et cela peut être fatal pour eux.

 

Il existe 2 types de mangeoires pour les graines : les plateaux, qui peuvent être soit posés au sol, soit en hauteur sur pied ou encore suspendus, ainsi que les distributeurs. Veillez seulement à ce qu’ils soient dans un espace dégagé et à l’abri de tout animal susceptible de les déranger, comme les chats par exemple.

Les animaux ont eux aussi besoin d’une hygiène correcte, c’est pour cela que l’on vous recommande de nettoyer les mangeoires au minimum une fois par mois avec des produits naturels comme le vinaigre blanc avec de l’eau chaude et une brosse afin d’éviter des bactéries comme la salmonellose ou encore l’aspergillose.

Pour finir, sachez que les oiseaux adoreront votre jardin si vous avez en plus de tout cela des arbres et arbustes tels que : le sureau, l’aulne, le cornouiller, le houx, le cerisier et le saule. Vous aurez ainsi une source de nourriture naturelle à leur proposer toute l’année, en fonction des périodes de fructification. ;)

Voilà tous nos conseils pour prendre soin de nos amis les passereaux durant la période hivernale et pouvoir admirer des espèces aux couleurs et chants variés dans votre jardin. Profitez-en pour prendre votre guide ornithologique et vos jumelles, les mangeoires sont bien souvent un site d’observation idéal.

 

Déjà les chocolats !

Voilà que la chaleur laisse sa place aux journées plus froides, finis les glaces à la plage comme tous les ans nos envies vont changer. Nous convoiterons plutôt une place près de la cheminée avec du bon chocolat. Pour prévoir ces longues soirées hivernales mais aussi pour faire plaisir à vos proches à Noël, Hegalaldia et les chocolats du cœur sont là pour vous aider ! 

En effet, comme chaque année nous vous proposons de commander par l’intermédiaire de notre association des produits de la chocolaterie Alex Olivier. 
Dans une démarche biologique et équitable, cette entreprise basée dans le Loiret (45) produits différents types de gourmandise et le tout avec un pur beurre de cacao sans conservateur ni huile de palme !

Pendant 1 mois complet, jusqu’au vendredi 9 novembre inclus, vous pouvez nous passer commandes. Libre à vous de venir directement à l’association ou de le faire par le biais d’internet.

Le catalogue est disponible ICI.

Et notre page de commande ICI.

A savoir, 25% du montant récolté sera reversé pour la sauvegarde de notre faune sauvage. Nous passerons commande au fournisseur une fois le délai passé, puis vos achats seront enfin disponibles à notre association en décembre juste avant les fêtes de fin d’année !

Pour toutes questions, n’hésitez pas à nous contacter par mail à ambassadeur@hegalaldia.org ou par téléphone au 05.59.43.08.51 ou au 06.76.83.13.31.

Alors soyez gourmands pour la bonne cause ! 

Le P.L.A.A.N. avance !

Eh oui, comme vous le savez l’activité essentielle d’Hegalaldia est son centre de soins, mais depuis plusieurs années maintenant l’association gère aussi plusieurs projets. Comme le PLAAN ou Plan Local d’Action Athene noctua qui a pour but la protection et conservation des populations de Chouettes chevêches au Pays Basque.

Le projet s’articule autour de plusieurs actions importantes, à savoir, le suivi des populations actuellement présentes sur la commune de Larressore et sur le vignoble d’Irouléguy, ainsi que la pose de nichoirs sur des terres agricoles (culture de piment et viticulture) en partenariat avec les exploitants agricoles des secteurs en question, et ce afin de compenser le manque de cavités naturelles essentielles pour cette chouette qui reste intimement liée au milieu rural et agricole. Nous suivrons ensuite l’occupation de ces nichoirs tout effectuant ponctuellement du renforcement de population en relâchant des individus accueillis par notre centre de soins.

Comme vous aurez pu le voir dernièrement sur notre site, une soirée consacrée à cette chouette et à notre projet a été organisé sur la commune de Larressore au mois d’août 2018. Une conférence ainsi que l’inauguration d’un nichoir et d’un panneau explicatif proche de la mairie, étaient au programme. Grâce à de bonnes conditions météorologiques nous avons également pu finir cette soirée par le relâcher d’une Chouette chevêche, participant au passage au renforcement de la population locale.

Panneau d’interprétation installé à Larressore

Nous tenions donc à remercier les personnes présentes à cet événement, ainsi que la mairie de Larressore et les agriculteurs participant au projet. 

 

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