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Le but d’un centre de soins n’est pas de battre des records d’accueils hélas, la route fait de nombreuses victimes : Hegalaldia a décidé d’agir.

Nous faisons un appel à vous, citoyens, pour que vous nous signaliez les zones des Pyrénées-Atlantiques les plus problématiques pour la faune sauvage. Grâce à vos témoignages, nous pourrons étudier les taux de mortalité et proposer ensuite des aménagements aux collectivités locales visant à réduire ces chiffres.

Le projet : réduire l’impact de l’activité humaine

Des habitats fragmentés : des populations en danger

Suite à la fragmentation des espaces naturels dû aux activités anthropiques (immeubles, routes, voies ferrées…) on remarque que tous ces aménagements crées de nombreux obstacles pour le déplacement de la faune sauvage. Pour se reproduire et assurer un brassage génétique suffisant pour la survie d’une population, les animaux se voient contraint de traverser des voies de circulation qui leurs sont généralement fatales.

Par exemple, les batraciens ont une « double vie » : ils passent l’hiver à l’abri du gel dans des souches d’arbres, dans des galeries de taupes ou rongeurs… A l’arrivée des beaux jours, ils sortent de leurs abris afin de se reproduire en milieu aquatique. Les adultes repartent ensuite en forêt, afin de se nourrir et préparer le prochain hiver. Durant cette période de reproduction, il est fréquent qu’une route se trouve entre les forêts et les sites de pontes. Ce sont par centaines que les amphibiens ce font écraser, un impact énorme…

Certaines routes sont de véritables cimetières à hérissons, crapauds, chouettes, lapins, blaireaux… Et certains immeubles ont des baies vitrées meurtrières, faisant des dégâts sur les populations de petits oiseaux. Au total, beaucoup trop d’espèces sont touchées par ce phénomène.

Hegalaldia veut agir

Les impacts routiers concernent une part importante de la faune sauvage accueillie dans les centres de soins. Parce qu’il n’est pas satisfaisant de voir cette proportion augmenter au fil des années, nous cherchons à identifier et cartographier les principaux points noirs pour la faune sauvage sur les routes des Pyrénées-Atlantiques. Ce travail ne peut être réalisé qu’avec la coopération d’un maximum de volontaires qui nous communiquent les informations nécessaires à ce suivi.

Après étude approfondie des situations au cas par cas, nous cherchons des solutions adaptées aux espèces concernées et au milieu. Nous faisons des expériences, mettons en place des solutions temporaires, afin de donner des chiffres concrets aux collectivités locales concernées. En effet, Hegalaldia n’a pas les autorisations de construire des aménagements durables dans le temps : seules les collectivités locales ont ce pouvoir. Il faut donc les persuader de mettre en place les aménagements adéquats, à leurs frais : il faut être persuasif !

Nous faisons un appel à vous, citoyens, pour que vous signaliez les zones des Pyrénées-Atlantiques les plus problématiques pour la faune sauvage. Grâce à vos témoignages, nous pourrons étudier les taux de mortalité et proposer ensuite des aménagements visant à réduire ces chiffres.

Plusieurs opérations sont mises en place pour réduire le taux de mortalité des amphibiens tous les ans sur les routes du Pays Basque. En effet au mois d’avril 2013, une « barrière piège » a été installer sur la D918 sur une zone identifié comme dangereuse afin de diriger les amphibiens vers des pots enterré pour qu’ils puissent traverser la route.

Signalez-nous une zone noire

Aidez-nous

Dans les Pyrénées-Atlantiques, si vous rencontrez une zone qui attire votre attention par son taux de mortalité élevé à cause des activités humaines (baies vitrées, routes, voies ferrées…), remplissez ce formulaire et renvoyez-le à Hegalaldia.

Identifier un animal

Voici quelques exemples d’animaux que vous pouvez croiser sur les routes

  • Hérisson
  • Crapaud
  • Salamandre
  • Genette
  • Blaireau