L'association Hegalaldia est née en mars 2000. Elle est issue de la volonté de deux personnes Jenofa Cuisset et François Laspresses. Ce dernier depuis 1996 recueillait chez lui les rapaces en difficulté amenés par l'Office de la Chasse, des vétérinaires, puisque aucune structure n'existait depuis le départ de Monsieur Godart à St Pée sur Nivelle. Ainsi les deux protagonistes ont imaginé Hegalaldia. Madame Cuisset a alors mis à disposition de l'association nouvellement créée un terrain à titre gratuit : la vie de l'association débute. Rapidement le nombre d'oiseaux recueillis, relâchés ou envoyés sur d'autres sites dans le cadre de programme de réintroduction ( Vautours Fauves dans les gorges du Verdon, le massif du Vercors) augmente. Novembre 2002, François Laspresses ramasse une Mouette Tridactyle mazoutée en Cize. On parle de l'accident du "Prestige". Début décembre 2002, l'équipe Hegalaldia se rend à la Préfecture des Pyrénées Atlantiques afin de proposer l'intervention de l'association dans le cadre d'un travail en réseau avec d'autres unités de soins aux oiseaux mazoutés. Une importante organisation se met en place, et avec le concours de différentes structures le centre de pré-soins de Biarritz est ouvert sous la responsabilité technique et financière de l'association Hegalaldia. Ainsi plus de 1.400 oiseaux arrivèrent dans cette unité. Ce travail fut réalisé grâce à l'aide de 330 bénévoles. Ce fut un budget "Polmar" de 45.500€. Cet épisode a permis à l'association de développer de nouvelles compétences en matière de soin aux oiseaux marins.
L'association contacte le centre de soins de Pampelune afin d'envisager un travail de coopération transfrontalière. En effet, la situation géographique de ces deux centres est privilégiée, remarquable. Elle bénéficie du formidable mouvement de l'avifaune en fonction des saisons à savoir la migration nord-sud et inversement. Des millions d'oiseaux empruntent ce couloir de migration. Aussi, ce mouvement migratoire amène une très grande variété d'oiseaux. De plus, le relief pyrénéen abrite des espèces nicheuses prestigieuses, rares et protégées par l'Europe : Gypaète Barbu, Vautour Percnoptère, Aigle Royal, Faucon Pèlerin... L'idée alors est de proposer à l'Europe un dossier commun de façon à développer le soin aux oiseaux, insister sur la nécessité de préserver notre biodiversité et donc participer encore plus activement au "faire savoir", l'éducation à l'environnement. En juillet 2003, le dossier Interreg IIIA est déposé. Le 4 novembre 2004, le comité de programmation européen statue sur la demande et celle-ci est acceptée. Au cours de ces 18 mois d'attente d'instruction du dossier européen, le centre de sauvegarde a négocié avec la commune d'Ustaritz la location d'un terrain agricole d'environ 4 hectares, et obtenu le permis de construire du nouveau centre. Afin d'être "en phase" avec le souci de l'association de préserver notre environnement quotidiennement, un pari architectural est délibérément retenu pour cette construction. Ainsi, le projet est élaboré afin d'obtenir le label HQE (Haute Qualité Environnementale). Une étude est alors réalisée par l'architecte-programmiste. En attendant le début des travaux (juin 2005) ce sont 150 oiseaux (toutes espèces confondues) qui sont traités au centre à Uhart Cize. Les liens avec notre partenaire chef de file Ilundain sont renforcés avec des envois d'oiseaux (Bondrées Apivores par exemple dont les dates de migration post-nuptiales sont largement dépassées une fois leur réhabiliation terminée) sur Pampelune. Le centre a aussi participé à 5 expositions :
L'association fonctionne grâce au travail de salariés ( 2 soigneurs capacitaires à temps complet). Et naturellement il faut aussi compter sur le travail considérable de bénévoles qui ont permis de parvenir au résultat actuel. > LE BÂTIMENT PRINCIPAL.
> LE BÂTIMENT ANNEXE
> VOLIERES ET AUTRES UNITES
Dimensions exactes : 26 x 7 x 3,20m. Elles sont au nombre de trois : une aménagée pour les rapaces nocturnes, une deuxième pour les petits rapaces diurnes (faucons,…) et une troisième pour les échassiers (cigognes, hérons,…). L’aménagement intérieur peut être modulé sans problème en fonction des espèces et un point d’eau est présent dans chaque unité.
Dimensions exactes : 50 x 8,50 x 4,20m. Actuellement, elle sert à réhabiliter les vautours fauves en attendant que la volière à vautours soit construite. Dès que cette dernière sera opérationnelle, la volière de 50m sera destinée plus particulièrement aux rapaces de taille moyenne (milans, buses,..). Elle possède aussi un point d’eau.
Nous avons également des taquets placés dans certaines zones du centre. Il s’agit de nichoirs artificiels destinés au relâcher des jeunes animaux. D’autres volières et unités (enclos, cages,…) ont été construites pour palier à la diversité des espèces (rapaces, échassiers, mammifères,…) et des pathologies. Ainsi, en fonction de l’âge de l’animal, de l’espèce, des blessures,…, il sera placé dans tel ou tel type d’enclos ou de volière afin de s’adapter au mieux à ses besoins et ainsi limiter son temps de captivité.
Elles sont aux nombre de trois et sont utilisées pour la réhabilitation des oiseaux d’eau (oiseaux marins, plongeons, …). Parfois, cette réhabilitation en piscine doit être complétée par un passage en volière. Elles fonctionnent en circuit fermé grâce à des pompes équipées de filtres à sable ; prochainement, seront rajoutées des lampes UV destinées à la destruction des algues, ceci afin de limiter l’utilisation de produits chimiques.
POURQUOI UN CENTRE DE SAUVEGARDE Hegalaldia s'est fixé pour objectif de sauvegarder des animaux sauvages blessés ou en difficulté. C'est une action de protection de la nature puisqu'elle préserve les espèces et les espaces naturels. Cette mission de sauvegarde est d'intérêt général. Elle est assurée gratuitement par des bénévoles, des salariés habilités et l'aide de vétérinaires. Seul un centre de sauvegarde peut détenir des espèces sauvages pour les réhabiliter et les remettre en liberté. Le centre donc bénéficie de toutes les autorisations administratives nécessaires (Préfecture, services vétérinaires, etc..). |
||||||||||||||||||||